Vers la désalinisation de l’eau de mer en Afrique du Sud

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La solution la plus adéquate pour la résolution de l’équation posée par la sécheresse en Afrique du Sud est selon certains observateurs la désalinisation de l’eau de mer. Si l’océan se présente comme une solution, il urge alors de désaliniser son eau pour la rendre potable afin que les populations puissent en profiter pleinement. Pretoria a signé un partenariat avec l’Iran pour accéder à cette procédure. Si l’on se fie à rfi.fr, un accord de coopération a été signé au mois d’avril dernier lors de la visite du président Jacob Zuma à Téhéran.

Face à la pire sécheresse depuis les trente dernières années, l’Afrique du Sud cherche des solutions. L’une d’entre elles est la désalinisation. Cette technique est déjà utilisée dans plusieurs pays secs, comme l’Arabie Saoudite, Israël ou encore l’Iran. Selon Nomvula Mokonyane, ministre de l’eau, l’Afrique du Sud est trop dépendante de l’eau provenant de la surface. « Nous avons quelques municipalités qui se sont déjà lancées dans la désalinisation mais à petite échelle. Avec ce partenariat, nous voulons développer cette option et nous allons commencer par les municipalités qui se trouvent le long de la mer », a précisé la ministre. En effet, une dizaine de villes ont une usine de désalinisation ou en étudient la possibilité mais, pour l’instant, la production est très faible. Joint par nos confrères de RFI, Mike Killick, ingénieur en eau, a indiqué que le problème de la désalinisation c’est qu’elle coûte beaucoup plus cher que l’exploitation d’eau de surface ou d’eau souterraine. « Il faut faire passer l’eau de mer à très forte pression à travers des membranes très fines. Le sel reste accroché à ces membranes et l’eau qui passe est pure, sans sel. Mais le procédé qui propulse l’eau à travers ces filtres requière beaucoup d’énergie et c’est l’inconvénient principal », explique-t-il. Or, l’Afrique du Sud manque également d’électricité et est régulièrement victime de pannes de courant. Néanmoins, pour Mike Killick, le pays n’aura pas le choix, quitte à augmenter le prix de l’eau.

Moctar FICOU / VivAfrik

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