A quelques mois de la COP22, le Maroc pourrait se doter d’une serre hydroponique

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Energies renouvelables, cleantechs, recyclage de l’eau ou des déchets… à l’approche de la COP22 de Marrakech, rendez-vous mondial sur le changement climatique du 7 au 18 novembre, le Maroc s’éveille aux enjeux environnementaux. Notamment avec la jeune société d’ingénierie Hylis qui veut implanter une serre hydroponique produisant des légumes en symbiose avec des poissons à deux pas du site de la COP22 à Marrakech.

Inédit au Maroc et presque dans le monde! La jeune société d’ingénierie Hylys est en plein préparatif de la COP22. Pourtant, indique energies-renouvelables-afrique.com, son projet ne tient pas à la manifestation même mais à son projet un peu fou. Son but : construire d’ici début novembre et à l’ouverture de la conférence climat, une serre urbaine à deux pas du site de Bab-Ighli où se déroulera la conférence. Il s’agit d’un projet intégré de culture de légumes sur plusieurs niveaux tournant en circuit fermé intégrant même un élevage de poisson. Un schéma de serre aquaponique déjà mis en œuvre au stade pilote dans des pays où, soit l’eau, soit l’espace manque, un des projets les plus connus en la matière étant celui de Singapour. « Le projet de Marrakech est une serre sur trois niveaux de 800 mètres de long et de 35 mètres de large. L’idée est de montrer qu’on peut déployer l’agriculture en milieu urbain et dans des zones à faible pluviométrie », a indiqué à L’Usine Nouvelle Hylann Tran, directeur d’Hylys, à l’occasion de la MedCop Climat de Tanger en juillet. Le projet est chiffré à six millions de dollars. Il s’est heurté ces derniers mois à des problèmes d’autorisation administrative notamment sur l’intégration du bâtiment ou le non-respect de la couleur ocre, de rigueur à Marrakech. « Nous avons acquis 72 208 m² de terrain et nous avons toujours bon espoir de conduire ce projet dans les temps car il s’agit de structures légères et nous mettrons les bouchées doubles dès que nous aurons obtenu les autorisations », note Hylann Tran. La société qui fait déjà travailler une vingtaine d’ingénieurs et de techniciens freelance ou salariés entend en cas de succès dupliquer ce type de serre au Maroc.

Un projet de « ville verte » totalement intégrée

Mais ce projet n’est en fait qu’une des multiples idées lancées par Hylann Tran au sein de sa société Hylys, en association avec une marocaine, un italien et un allemand. Côté finance, l’entrepreneur se dit soutenu par un richissime investisseur koweitien, apportant pour plusieurs centaines de millions de dollars de caution bancaire. Parmi ses autres projets, Hylann Tran travaille sur un projet de « ville verte » totalement intégrée à 80 km d’Al Hoceima dans le nord du pays. Un projet sur 40 ans qui mobilisera des milliards de dollars. Et en attendant, il pense aussi construire pour 40 millions de dollars le siège social d’Hylys à Marrakech au sein d’un vaste complexe de green building à énergie positive et végétalisé comprenant des commerces et autres restaurants bio.

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