La mise en service du barrage hydroélectrique de Memve’ele au Cameroun prévue pour juin 2017

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Le Cameroun a franchi une étape majeure dans la construction du barrage hydroélectrique de Memve’ele à Nyabizan, dans la région du Sud-Cameroun. La mise en service définitive est prévue pour juin 2017, soit cinq ans après le lancement des travaux le 15 juin 2012. Les tests en charge de l’infrastructure doivent permettre la production d’environ 211 mégawatts (Mw) pour un coût d’investissement de l’ordre de 420 milliards de FCFA. 

Mais cet investissement n’est pas le seul auquel s’est soumis le Cameroun pour résoudre les problèmes énergétiques enregistrés depuis plusieurs années. Sur un autre cours d’eau, indique energies-renouvelables-afrique.com, une autre infrastructure est en passe de franchir un cap important de son opérationnalisation. Il s’agit du barrage de retenue d’eau de Lom Pangar dans l’Est du pays. Les coûts investis sont de l’ordre de 238 milliards de FCFA, pour une amélioration de la production de l’ordre de 120 Mw. Bien avant cet investissement, 175 milliards de FCFA avaient été injectés pour la centrale de gaz de Kribi. Dans le pipeline, il y a Natchigal. Ce barrage nécessite un investissement de 655, 9 milliards de FCFA pour une capacité de production estimée à 420 Mw d’ici à 2020. Toujours dans la liste des projets imminents se trouve le barrage de Warrak dans la région de l’Adamaoua. Un financement a été dégoté par le ministre de la planification, Louis Paul Motaze, de retour de Chine, à hauteur de 280 millions milliards de FCFA. Par ailleurs, il faut 640 milliards FCFA pour l’aménagement hydroélectrique de Kikot. Il est question ici de construire un barrage sur le fleuve de la Sanaga d’une puissance de 630 Mw. À côté de cela, l’État a besoin de 400 milliards de FCFA pour le barrage de Kpep dans la région du Nord-ouest.

Au final, en plus d’autres projets hors circuit, l’État a investi en cinq ans, près de 1700 milliards de FCFA pour résorber les problèmes d’énergie, indique Le quotidien de l’Économie du mercredi 17 août 2016. Malgré ce coût élevé pour la construction des infrastructures électriques, la qualité et la quantité de l’offre au Cameroun restent insatisfaisantes.

Moctar FICOU / VivAfrik