Congo-Brazzaville s’achemine-t-il vers une guerre de l’eau ?

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Nous savons tous que l’eau est indispensable à la survie de tout l’écosystème, à savoir : la flore, la faune ainsi que toute l’humanité. La mauvaise gestion de l’eau peut devenir une source de conflits majeurs entre les États riverains et tous les éléments naturels qui partagent le fameux sésame.

En Afrique Centrale, deux projets ont été approuvés afin de transférer les eaux du Bassin du Congo vers le Lac Tchad. Il s’agit du projet Transaqua (approuvé le 5 avril 2014 à Bologne-Italie) et le projet Oubangui (approuvé le 11 décembre 2015 à Paris-France), explique blogs.mediapart.fr. Ces deux projets consistent à construire deux barrages sur la rivière Kotto (Ville de Bria) et la rivière l’Oubangui (Ville de Palambo) afin d’assurer le transfert d’eau par pompage ou par gravité vers le lac Tchad. Les Villes de Bria et Palambo sont situées en République Centrafricaine. La rivière Kotto est l’un des affluents  de l’Oubangui, qui elle-même est un affluent du fleuve Congo.

Assistés par des partenaires africains, tels que Denis Sassou Nguesso, Joseph Kabila, Paul Biya, Idriss Debby  etc… ; les promoteurs de ces projets ont basé la faisabilité des projets sur des théories que les experts en climatologie, hydrologie et géographie refusent de corroborer. Les experts ont démontré que les eaux de la cuvette Sud du lac Tchad demeurent stables depuis plus de 30 ans et que la variation des eaux de la cuvette Nord est due au fait que cette cuvette fût créer par les humains. Le bassin du Congo est d’une importance capitale : il représente le 2e poumon mondial après l’Amazonie; constitue une réserve de carbone d’importance mondiale pour la régulation du gaz à effet de serre et le dioxyde de carbone; assure la régulation du climat régional et local et atténuent l’écocide tout en permettant le recyclage de l’eau, critique pour une grande partie de l’Afrique et du Monde et est riche en biodiversité.

Les experts ont démontré que le transfert de l’eau du bassin du fleuve Congo vers le lac Tchad ne sera ni la solution pour le lac Tchad, mais plutôt aura des conséquences néfastes sur l’écosystème, la biodiversité et la vie des 100 millions des populations qui dépendent des eaux du bassin du fleuve Congo. La décision de transférer des eaux du bassin du fleuve Congo vers le lac Tchad est centralisée sur des intérêts politiques par lesquels les dictateurs d’Afrique Centrales (Denis Sassou Nguesso, Joseph Kabila, Paul Biya, Idriss Debby  etc) ont donné leurs accords  afin de satisfaire leurs maîtres, qui les maintiendront infiniment au pouvoir. Si jamais le lac Tchad présenterait un rétrécissement de superficie, il serait nécessaire d’appliquer le principe du « pollueur-payeur » déjà bien utilisé en occident, c’est-à-dire les pays riverains du lac Tchad devraient d’abord  trouver la solution au niveau local, au lieu de les chercher ailleurs.

La meilleure  solution serait  de financer le projet de désalination de l’eau de l’Océan Atlantique au large du port maritime de Douala au Cameroun, l’un des pays riverains du Lac Tchad (situé à une distance d’environ 1700 km) pour l’acheminer par pipeline au lac. Ceci serait la solution la plus constante. Cette solution permettrait : de ne pas créer une catastrophe au niveau du bassin du Congo, d’éviter la création  des zones où les groupes armés régneront en maîtres afin de contrôler l’eau et de prévenir les conflits liés à la gestion des terres riches en eau et propices aux activités agricoles et l’élevage à grande échelle.

Finalement, nous proposons que des projets de telle ampleur puissent faire l’objet du vote référendaire afin d’informer les populations concernées et qui décideront de leur propre future. Nous attirons l’attention des dictateurs Denis Sassou Nguesso, Joseph Kabila, Paul Biya et Idriss Debby. Les eaux du Bassin du Congo ne sont pas les barils du pétrole que vous aviez l’habitude d’hypothéquer et que 200 Millions des populations dépendront de ces eaux en 2050.

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