Des étudiants de l’ESP au service de la transformation des produits halieutiques

0

Des étudiants de l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar (Esp) apportent une réponse concrète aux germes qui catalysent la décomposition du poisson fumé, notamment le « kong ». L’équipe pluridisciplinaire a exploité les principes actifs du « never die) qui annihilent l’activité des halophiles, responsables de la dégradation des mâchoirons appelés aussi poissons chats.

Si l’on se fie au quotidien lesoleil.sn, il est souvent difficile de passer de la conception à la concrétisation d’une idée innovante. Les étudiants de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de Dakar ont franchi ce pas. C’est en quelque sorte le prolongement de leurs cours théoriques. L’une des nombreuses innovations, c’est la technique qui prolonge la durée de conservation du poisson fumé, notamment le « kong » ou poisson chat pour rester dans le lexique académique.

Préservation des ressources halieutiques

L’appropriation de cette technique par les transformateurs a réconforté ces étudiants à se mettre davantage au service de leur communauté. C’est après le constat sur le terrain des problèmes rencontrés par les sénégalais que cette équipe s’est mis à la recherche de réponses aux questions de développement. Cette technique contribuera à la préservation des ressources halieutiques par la réduction des pertes des prises. En pratique, des pertes post-captures sont constatées de temps en temps, alors que les ressources halieutiques se raréfient. La filière de transformation artisanale est une niche d’emplois. Cette activité offre une autonomie financière à des milliers de sénégalais. Ces jeunes, par des techniques simples, ont apporté des réponses concrètes à un problème de conservation. L’interdisciplinarité du groupe a généré des solutions. L’équipe travaille à préserver ses création et innovations. « Nous sommes en train de travailler pour protéger nos œuvres », a laissé entendre Alioune Badara Kamara, l’un des membres de l’équipe. Les inventeurs et les innovateurs sont tenus de penser à la protection de leurs œuvres, s’ils ne veulent pas voir le fruit de leur labeur profiter aux hackers des temps modernes.

Moctar FICOU / VivAfrik

Laisser un commentaire