En visite à Tambacounda, Papa Abdoulaye Seck se prononce sur l’autosuffisance en banane au Sénégal en 2018

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Le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural a visité les périmètres bananiers et les champs rizicoles situés dans les zones de Missira et de Dialacoto. Sur place, Papa Abdoulaye Seck qui a constaté un bon développement des cultures annonce que tout sera fait pour l’autosuffisance en 2018.

Si l’on se fie au site lequotidien.sn, le Sénégal a un réel potentiel à mettre en valeur concernant la banane, a constaté le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural au terme de sa visite dans les périmètres bananiers et les champs rizicoles de Missira et Dialacoto, dans la région de Tamba. Cependant, pense Papa Abdoulaye Seck, l’optimisation des performances de la filière passe inéluctablement par la prise en charge d’un certain nombre de questions. D’entrée, il a évoqué l’amélioration de la productivité. Pour le ministre, c’est la première bataille à mener. Avec une productivité qui tourne autour de 20 tonnes à l’hectare pour un potentiel de 60 tonnes à l’hectare dans la zone visitée, il est bien possible d’augmenter celle-ci en améliorant certaines conditions, notamment en réduisant les pertes post-récoltes. Ces dernières, se désole le ministre, sont de l’ordre de 20 à 30% des productions. «Il faut renforcer le dispositif post-récolte pour minimiser les pertes», a conseillé le ministre qui a expliqué aux producteurs que ces pertes sont dues à la non-utilisation de matériels adéquats. La dimension biologique de la culture de la banane est aussi une affaire à prendre à bras-le-corps, insiste-t-il. «Même en Europe, c’est ce type de banane qui est le plus prisé, avec des prix importants. D’ailleurs, un atelier national est en vue pour discuter des problèmes de la filière. L’atelier regroupera tous les acteurs pour discuter des problèmes, mais aussi voir ensemble comment faire pour que le pays soit autosuffisant en banane», a tenu à préciser Papa Abdoulaye Seck. Aujourd’hui, les besoins en bananes au Sénégal sont estimés à 50 mille tonnes pendant que la production est de 30 mille tonnes. C’est dire qu’il y a un gap de 20 mille tonnes à combler, a expliqué le ministre. «D’ici à 2018, en montant tout le dispositif, en s’organisant et en investissant davantage, le pays pourra s’auto-suffire en bananes», a conclu M. Seck.

Moctar FICOU / VivAfrik

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