Pour Nestor Bassière, la loi portant interdiction des sachets et emballages non biodégradables est de plus en plus appliquée

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Le ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique a animé une conférence de presse ce mardi 25 octobre 2016. Face à la presse, le ministre Nestor Bassière est revenu sur la loi portant interdiction de production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution des emballages et sachets plastiques non biodégradables et sur le projet national de traitement et de valorisation des déchets plastiques.

Selon efaso.net, c’est en mai 2014 qu’a été adoptée la loi portant interdiction des sachets et emballages non biodégradables. La loi est entrée en vigueur en février 2015. Le constat cependant est que les sachets non biodégradables continuent d’être utilisés. D’où les visites de contrôle du ministère en charge de l’environnement sur le terrain pour constater l’effectivité ou non de l’application de la loi. C’est ainsi que le ministère a contrôlé 244 unités dans les treize régions du Burkina Faso en août et septembre 2016. De ce contrôle, il ressort que 38 % des unités contrôlées étaient en règle vis-à-vis de la loi, alors que 61% ne s’y conformaient pas. Ces unités contrôlées sont entre autres les supermarchés, les pharmacies, les boulangeries. Sur le terrain, plusieurs acteurs disent ignorer l’existence de la loi sur les emballages plastiques, malgré les sensibilisations menées. Cependant, à en croire le ministre de l’environnement Nestor Bassière, « l’application de la loi est de plus en plus effective sur le terrain même si beaucoup disent toujours méconnaître cette loi. D’où la poursuite des actions de sensibilisation. »
En ce qui concerne le projet national de traitement et de valorisation des déchets plastiques, le ministère a procédé à l’inventaire des stocks de déchets collectés par les populations dans les treize régions du Burkina Faso. De cet inventaire, il ressort que 3118 tonnes de déchets ont déjà été pesées et achetées et 3189 tonnes de déchets ont été évaluées comme stocks entreposés en attente d’être achetés. A l’issue d’une concertation avec les acteurs travaillant dans la collecte et la valorisation des déchets plastiques, des recommandations ont été faites pour la poursuite du projet. Ainsi, il a été convenu de l’achat des déchets plastiques légers uniquement au prix de 125 FCFA le kilogramme en 2016. En 2017, il n’est pas prévu d’opérations d’achat. Elles reprendront en 2018 au prix de 50 FCFA le kilogramme.

Moctar FICOU / VivAfrik

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