El Hadji Ndiogou Diop met en garde les concepteurs du projet de la Langue de Barbarie

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La situation actuelle de l’embouchure du fleuve Sénégal est un problème global et toute intervention est susceptible d’avoir des répercussions au-delà de la ville de Saint Louis. Suffisant pour la convention des Gandiol-Gandiol de mettre en garde les concepteurs du nouveau projet pour éviter les erreurs du passé.

« C’est donc avec un grand intérêt et beaucoup de soucis que nous accueillons le projet de construction d’un ouvrage qui devra jalonner les côtes de la Langue de Barbarie  sur 3,5 kilomètres dont le but est de protéger les populations de Guêtt Ndar contre  les crues du fleuve et les débordements imprévisibles de la mer »,a expliqué El Hadji Ndiogou Diop dans communiqué reçu à vivafrik.com. Qui poursuit qu’après avoir identifié les acteurs du projet et l’ensemble des parties prenantes, « la convention des Gandiol-Gandiol qui est un regroupement des forces vives du terroir attire l’attention des autorités sur la nécessité de prendre en compte les préoccupations des populations qui vivent en amont de la ville de Saint-Louis». Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, El Hadji Ndiogou Diop ajoute dans son texte qu’en application de la loi 2001-01 du 15 janvier 2001 portant code de l’environnement du Sénégal  et de l’ensemble des dispositions légales et réglementaires qui organisent et encadrent  des projets de cette nature, nous demandons aux acteurs concernés de prendre toutes les mesures nécessaires pour une bonne exécution du projet », met en garde le coordonnateur des Gandiol-Gandiol. L’objectif du projet est selon lui, au-delà de soulager les populations de Saint Louis de viser  aussi à préserver tout le littoral ainsi que les intérêts de l’ensemble  des populations riveraines du fleuve Sénégal.

Pour rappel, en 2003, pour trouver une solution durable aux récurrents problèmes d’inondations de la ville de Saint-Louis, les autorités avaient à l’époque précipitamment  creusé un canal ou brèche de cent (100) mètres de long sur quatre mètres de large en aval de la ville afin de permettre aux eaux du fleuve de se déverser dans la mer. Aujourd’hui, cette brèche s’est élargie en amont vers l’ancienne embouchure à une vitesse inattendue pour atteindre plusieurs Kilomètres à cause de la pression combinée des eaux du fleuve et de la mer. Cette situation  perturbe depuis tous les écosystèmes du milieu avec des impacts environnementaux et sociaux  indescriptibles et difficile à gérer par les populations du gandiolais.

Moctar FICOU / VivAfrik

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