L’initiative 100 Resilient Cities de la fondation Rockefeller compte aider Dakar à relever plusieurs défis, Michael Berkowitz

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C’est une révélation qui vient en son heure et versera sans nul doute du baume dans les cœurs des dakarois en général et de Khalifa Ababacar Sall en particulier. En effet, Michael Berkowitz, président de l’initiative 100 Resilient Cities de la fondation Rockefeller a révélé lors de la cérémonie de publication de la Stratégie de résilience de la ville de Dakar que sa fondation veut aider Dakar à relever plusieurs défis.

«En 2013, la Banque mondiale a publié un rapport selon lequel six (6) des dix (10) pays avec les plus forts taux d’urbanisation sont en Afrique subsaharienne et dans les prochaines décennies le pourcentage d’africains vivant dans les villes continuera de croitre  passant du taux actuel de 30% à près de 50% en 2030. Et la moitié de la population africaine vivra dans les centres urbains » a d’emblée laissé entendre Michael Berkowitz. Et le président de l’initiative 100 Resilient Cities de la fondation Rockefeller de poursuivre que « Dakar est une ville en expansion continue et qu’elle est confrontée à plusieurs défis que cette stratégie veut aider à relever. Défis dû à la croissance rapide et au besoin de développer le type de capacité qui lui permettra d’offrir des services adéquats et des conditions de vie de qualité à ses citoyens et de s’assurer qu’elle n’essaie pas simplement de garder le contact avec les autres villes et de survivre mais de se développer ». Selon M. Berkowitz, pour relever ces défis il faut insister sur le renforcement de l’emploi des jeunes, la création d’une ville verte et la formalisation du secteur qui tend à être informel dans nos villes. Il est important, à son avis, de créer un label de produits locaux Made in Dakar.  Seul l’effort multisectoriel persistant de collaboration peut donner vie à la stratégie de résilience  et amener les auxquels elle aspire. Il faudra l’engagement de chaque dakarois de tout bord non seulement pour maintenant mais aussi pour les générations futures. Cette stratégie doit faire abstention des divergences politiques et des tensions municipales et régionales. « Il faut que la stratégie soit une institution en elle-même pour survivre aux péripéties politiques quelque soit la couleur politique des tenants du gouvernement et les alternances ».

Moctar FICOU / VivAfrik