« Quartier zéro déchet », « Settal 2.0 » et la Cellule de veille et de sensibilisation, trois initiatives lancées par le Sénégal pour améliorer son cadre de vie

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L’émergence économique de notre pays ne peut se réaliser sans un Sénégal propre. C’est la conviction du premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui a lancé mardi 20 juin les initiatives « Quartier zéro déchet », « Settal 2.0 » et la Cellule de veille et de sensibilisation qui visent, selon lui, à améliorer le cadre de vie des populations.

Pour un Sénégal zéro déchet, le premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a procédé, mardi 20 juin, au lancement de trois initiatives de l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg) : « Quartier zéro déchet », la plateforme « Settal 2.0 » et la Cellule de veille et de sensibilisation. La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres Abdoulaye Diouf Sarr et Aly Ngouille Ndiaye et des représentants des délégués de quartiers. Le chef du gouvernement a rappelé, dans les colonnes du quotidien lesoleil.sn, que le développement durable, visé dans l’Acte 3 de la décentralisation, doit se réaliser dans « un Sénégal propre ». « L’émergence économique ne peut se concevoir sans la salubrité », a déclaré Mahammed Boun Abdallah Dionne. C’est la raison pour laquelle « le gouvernement mobilise, chaque année, des moyens importants pour assurer la propreté sur l’ensemble du territoire », a-t-il ajouté. Ces initiatives visent, d’après M. Dionne, à accompagner les acteurs dans la mise en place du système communautaire de gestion intégrée et durable des déchets solides. Il s’est, par ailleurs, dit satisfait des « conditions innovantes » préconisées par le ministère de la Gouvernance à travers l’Ucg, avant d’inviter les populations à s’approprier ces initiatives. Il a aussi exhorté les ministres de la Gouvernance locale et de l’Industrie « à travailler ensemble à trouver une solution durable au traitement définitif des déchets dans la région de Dakar ».

Le concept « Quartier zéro déchet » vise, selon le coordonnateur de l’Ucg, Ibrahima Diagne, « à faire des opérations de propreté, de sensibilisation et de recyclage des déchets pour améliorer le cadre de vie des populations ». L’appel à projets pour cette initiative, lancé en janvier 2016, a été sanctionné par la sélection de 43 projets qui vont bénéficier, pendant trois ans, de l’accompagnement de l’Ucg. Ces projets, a-t-il précisé, seront évalués annuellement afin de désigner les quartiers les plus propres de Dakar. Pour la plateforme Settal 2.0, a expliqué M. Diagne, il s’agit d’une initiative numérique qui va permettre aux populations d’exercer un « contrôle citoyen » sur le dispositif. Alors que la Cellule de veille et de sensibilisation, a-t-il ajouté, va engager des « actions préventives » tout en surveillant les dépôts sauvages. Tout cela s’inscrit, à son avis, « dans une approche intégrée ayant pour but de régler définitivement les problèmes des déchets ». « Avec les industries de la valorisation des déchets, a indiqué M. Diagne, l’Ucg va acheter les matières récupérées, et cette activité va générer une économie locale au niveau du quartier ». Pour le coordonnateur de l’Ucg, ces trois initiatives conjointes doivent mettre les populations au cœur du dispositif. « Nous voulons passer de la gestion des déchets à la gestion de la propreté urbaine », a-t-il dit. Pour ce faire, les populations doivent, selon lui, jouer leur partition. « L’effort des collectivités locales est certes nécessaire, mais il faudrait davantage l’implication des populations », a-t-il souligné.

Les performances réalisées par l’Ucg magnifiées

Le premier ministre a magnifié les performances réalisées par l’Ucg depuis sa création. « Jusqu’en 2015, avec l’ancien système, l’Etat mettait 12 milliards de FCfa à la disposition des collectivités territoriales de la région de Dakar pour régler la lancinante question de la salubrité. Mais, dès le mois d’octobre, c’était encore la course pour mobiliser des rallonges budgétaires », a-t-il regretté, soulignant qu’aujourd’hui, « avec ces 12 milliards de FCfa, l’Ucg a atteint un taux de collecte et de couverture de 85,7 % dans la région de Dakar ». Avec ce même montant (12 milliards de FCfa), a indiqué Mahammed Boun Abdallah Dionne, « l’Ucg est en train de régler le problème de la salubrité sur l’ensemble du territoire national ». Tout en félicitant le ministre de la Gouvernance locale et le coordonnateur de l’Ucg, il les a invités à aider les îles du Sénégal confrontées, de manière permanente, à un problème d’insalubrité.

Une dynamique collective pour une propreté dans les quartiers

Le représentant des délégués de quartiers de la région de Dakar, Ibrahima Badiane, a réitéré leur engagement à soutenir tous les efforts de l’Etat pour procurer aux populations un cadre de vie meilleur. « La participation citoyenne est fondamentale pour une bonne gestion des déchets, car relevant d’une responsabilité partagée », a-t-il rappelé. Pour lui, la collaboration active avec les composantes de la société permettra d’atteindre les objectifs fixés et « de créer une dynamique collective, pour une propreté dans les quartiers et un comportement éco-citoyen ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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