Quand le Burkina Faso fait recours au système de riziculture intensive pour booster sa production

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Au Burkina Faso, le secteur agricole occupe 80 % de la population active pour une contribution de 30,1 % au PIB. Des 6 filières agricoles, dites prioritaires identifiées par le ministère de l’Agriculture, le riz apparaît comme celui qui dispose d’un potentiel de croissance à court terme le plus élevé. Cette production rizicole occupe la quatrième place par les céréales cultivées au Burkina Faso. Pour autant, la production nationale ne couvre que 42 % des besoins de la consommation nationale. On comprend donc le recours à des techniques d’intensification comme le système de riziculture intensive.

Si l’on se fie à Sayouba Traorée lors de son émission intitulée « Le coq chante » dans les colonnes de rfi.fr, le Système de riziculture intensive (Sri) est une technique de culture du riz malgache inventée à Antsirabe, en 1983, par le père jésuite Henri de Laulanié, agronome de formation. Elle permet d’augmenter les rendements de façon naturelle en repiquant un par un les plants jeunes au bout de 8 jours au lieu de 30, et en asséchant la rizière régulièrement. Notre périple commence à Bobo-Dioulasso, au siège de Bricop Burkina, un anglicisme que l’on pourrait traduire par projet de commercialisation du riz du Burkina Faso. Bricop est une émanation de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique, plus connue sous le sigle AGRA. Fondée en 2006, AGRA a appuyé plus de 400 projets, principalement en faveur des petits agriculteurs. Au Burkina Faso, le projet Bricop a démarré ses activités en avril 2014, en association avec le Cabinet d’études Sicarex. Autre problème, cette prédominance nouvelle du riz dans les habitudes alimentaires s’accompagne d’une forte croissance démographique. Ce qui crée des tensions sur les marchés. Ce projet Bricop s’adresse dans la phase pilote à 20.000 petits producteurs dans les régions du Houet et du Kénédougou. L’objectif étant l’augmentation de la production, l’amélioration de la commercialisation et un meilleur accès au crédit.

Moctar FICOU / VivAfrik

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