L’AFD-SUNREF compte investir dans les énergies renouvelables en Ouganda

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L’Agence française de développement (Afd) envisage, via le projet Sunref, accorder plus de fonds au secteur des énergies renouvelables en Ouganda. Une décision bien accueillie par les autorités de Kampala qui comptent promouvoir les investissements dans les énergies vertes et encourager leur utilisation. Sunref, ce sont des « crédits verts » à taux préférentiels. Des crédits uniquement accessibles aux projets liés au développement durable.

Les dirigeants de l’entreprise Spine Spinners, une usine de textile implantée en plein cœur de Kampala ont décidé de changer sa chaudière qui fonctionnait à l’énergie fossile pour passer à un système de biomasse. Une vision réussie puisque l’investissement est facilité par le programme Sunref. « Cela nous permet de respirer, explique Rikin Shah, directeur financier de l’usine… Au lieu de bloquer toute notre liquidité dans le montant global du projet – 450 000 dollars – c’est une bonne alternative pour nous d’être financé via Sunref. En termes d’impacts financiers, depuis que nous avons changé la chaudière nous avons diminué nos frais par deux. Normalement le retour sur investissement pour ce genre de projet se fait sur une période de 3 à 5 ans. Mais avec cette chaudière, le retour sur investissement se fait en un an ! », s’est-il exclamé. De l’avis de Varghese Thambi, directeur général de DTB Ouganda, la banque partenaire de ce programme, les entreprises sont séduites par ces prêts, soulignant que Sunref a un budget initial de 10 millions de dollars dont la moitié devrait être dépensée dès le premier trimestre de 2018. « Bien sûr qu’elles sont intéressées. Parce que si elles obtiennent des financements de long terme à bas coût, elles sont plus que contentes. Par exemple, pour un prêt en devise étrangère en Ouganda, le taux est actuellement en moyenne de 11%. Alors qu’avec ce programme nous le faisons à 6% », détaille-t-il. De son côté, Kenneth Kitariko, président de la DTB, l’Ouganda doit être leader dans ce domaine. Dans ce pays où moins d’un tiers du territoire est électrifié, les possibilités sont énormes. « Je pense que nous ne devrions pas passer à côté de cette opportunité afin de favoriser le développement, faire des profits raisonnables mais aussi développer l’efficacité énergétique et que les Ougandais en bénéficient. Donc oui, une banque peut faire des prêts et que les projets soient réussis à la fois en terme de profit mais aussi de développement social. »

Pour rappel, ce programme est plébiscité par les entreprises. Cinq projets ont ainsi déjà été financés. Six autres sont en cours de validation. Et une quinzaine de dossiers pourrait être encore traitée dans les mois à venir.

Moctar FICOU / VivAfrik

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