Sénégal : le « Paysage de l’année » officiellement lancé

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Dans le cadre de son partenariat avec les populations du village de Koumbidia Socé situé à environ une dizaine de kilomètres au Sud-ouest de Koungheul, l’International des Amis de la Nature a officiellement lancé le « Paysage de l’année » le samedi 13 janvier 2018. Soutenue par neuf pays européens dont la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Suisse, la Finlande, les Pays-Bas, etc. et deux pays africains, l’International des Amis de la Nature vise à identifier, dans cette partie transfrontalière, des écosystèmes riches et fragiles pour les mettre en valeur.

Ces écosystèmes peuvent être une forêt commune, un cours d’eau commun ou encore une autres forme de cette vie en symbiose. Selon initiateurs de ce projet, le choix de Koungheul pour abriter cette dernière édition d’intervention se justifie par la volonté de l’organisation internationale d’aller à la rescousse d’une forêt fragilisée à cause de la poussée démographique fulgurante notée dans cette partie du Sénégal. Mais également par la pression exercée par les populations dans cette forêt que le département de Koungheul partage avec la Gambie. L’objectif visé est de d’engendrer de nouvelles opportunités économiques pour les populations riveraines. D’après Mamadou Mbodj, vice-président de l’International des Amis de la Nature, cette intervention obéit à la volonté d’ouvrir les portes d’une nouvelle forme de tourisme local, de faire connaître toute la culture locale, de valoriser l’environnement et proposer des solutions en vue de développer des stratégies d’adaptation. Aussi, sur le plan social, l’organisation internationale des Amis de la Nature ambitionne de  poser les premiers jalons d’une justice climatique dans un environnement de solidarité.

Cette initiative vient à son heure puisque la planète terre est soumise au diktat des menaces climatiques. Elle se présente comme un plaidoyer en faveur de l’environnement qui ne produit même pas 4% des gaz à effet de serre, et qui subit des impacts des émissions des pays industrialisées à plus de 90%, mais qui reste encore passif par rapport aux moyens d’adaptation.

Moctar FICOU / VivAfrik

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