La Banque mondiale finance le PARIIS du CILSS

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L’institution financière mondiale a octroyé 20 millions de dollars US au Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) afin de permettre à la structure de mettre en œuvre son Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (Pariis) approuvé par le Conseil d’administration de la Banque mondiale. Cet accompagnement a été officialisé entre le secrétaire exécutif du Comité, Dr Djimé Adoum et le représentant résidant de la Banque mondiale au Niger, Siaka Bakayoko par la signature d’un accord de Don de 20 millions de dollars US de la Banque au Cilss le lundi 05 février 2018 à Niamey, dans la capitale nigérienne en marge de la tenue de ses instances au Palais des Congrès.

Selon le communiqué de presse parvenu à VivAfrik, les six pays du Sahel chargés de mettre en œuvre le Pariis (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad, Sénégal) recevront chacun un financement de 25 millions de dollars US, précisant que le Tchad a déjà signé son accord de financement le 23 janvier 2018. Les autres pays sont dans le processus de signature. « Le Pariis est le premier projet opérationnel de l’Initiative pour l’irrigation au Sahel (2iS) et vise à répondre aux besoins concrets d’investissements des Etats, et assurer au niveau régional la qualité, l‘harmonisation et la replicabilité des solutions d’irrigation identifiées et mises en œuvre dans les Etats », détaille le texte. Selon le texte, l’Initiative pour l’irrigation au Sahel (2iS) est une initiative conjointe des six pays du Sahel, coordonnée par le CILSS, soutenue par les communautés économiques régionales (CEDEAO et UEMOA) et appuyée par la Banque mondiale. Elle s’inscrit dans la suite du Forum de Haut niveau sur l’irrigation tenu en 2013, à Dakar, qui s’est conclu par l’adoption d’une Déclaration par les Gouvernements des six pays et leurs partenaires, invitant les parties prenantes à accroitre dans les pays cités, les investissements dans l’irrigation, en vue d’atteindre 1 000 000 d’ha irrigués au Sahel à l’horizon 2020.

Financé à hauteur de 170 millions de dollars US par la Banque mondiale, et d’une durée de six ans, le PARIIS contribuera à la réalisation de l’objectif de haut niveau de l’Initiative : « une agriculture irriguée en expansion, productive, durable, rentable, créatrice d’emplois et assurant la sécurité alimentaire au Sahel ». L’objectif de développement du Projet qui met en avant le concept de « solutions d’irrigation » est d’« améliorer la capacité des parties prenantes à développer et gérer l’irrigation et à accroître les superficies irriguées en suivant une approche régionale basée sur les solutions, dans les pays participants du Sahel. »

Si l’on se fie aux signataires de l’accord, le projet est structuré en trois composantes à savoir la modernisation du cadre institutionnel et de planification ; le financement des solutions d’investissement dans l’irrigation et la gestion des connaissances et coordination. A les en croire, les bénéficiaires directs du projet seront des agriculteurs qui recevront directement des investissements financés dans le cadre du projet et indirectement de la capacité accrue des acteurs publics et privés à fournir des services d’irrigation améliorés.

Moctar FICOU / VivAfrik

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