Un mois après l’accident du Sanchi : Le point sur la marée “blanche”

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The oil spill from a stricken Iranian tanker Sanchi that sank on Sunday is seen in the East China Sea, on January 16, 2018 in this photo provided by Japan’s 10th Regional Coast Guard. 10th Regional Coast Guard Headquarters/Handout via REUTERS ATTENTION EDITORS - THIS PICTURE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY.

Un mois, jour pour jour ! Le 06 Janvier dernier, le Sanchi, un pétrolier iranien entrait en collision avec un vraquier chinois au large de Shanghai en mer de Chine. Une semaine après, le Sanchi en feu a sombré au fond de l’eau. Le pétrolier transportait pas moins de 136 000 tonnes d’hydrocarbures. C’est la première fois qu’un tel accident se produit laissant ainsi quatre nappes d’hydrocarbure qui s’étalent au total sur une surface de 332 Km2.

Une marée noire au large de la mer de chine

Un scénario qui rappelle aux premières heures les pires marées noires de l’histoire. On appelle marée noire, une catastrophe industrielle et écologique émanant du déversement d’une grande quantité de pétrole bruit ou produits pétroliers dans la mer. L’expression marée noire a été employée pour la première fois par un journaliste du Télégram Brest lors du naufrage du Torey Canyon.

Les conséquences d’un tel naufrage sont lourdes écologiquement et vont impacter le milieu maritime dans long terme, mais dans le cas du Sanchi, une pollution atmosphérique est beaucoup plus redoutée d’autant plus que le navire transportait du condensat, qui est une forme d’hydrocarbure ultra léger et extrêmement volatile.

Le naufrage du Sanchi inquiétant pour la biodiversité marine

Les autorités chinoises restent inquiètes pour la biodiversité marine, la mer de Chine étant la plus grande zone de pêche chinoise. C’est une zone où l’on retrouve plusieurs espèces de poisson et est une zone de migration de beaucoup de baleines pour la reproduction. Le naufrage du Sanchi peut pousser les poissons à se déplacer dans de nouvelles zones, une situation qui risque de compromettre la pêche chinoise.

Le naufrage semble dépasser les autorités chinoises. L’organisme gouvernemental chinois tente tant bien que mal de maîtriser l’avancée de la marée noire et d’évaluer la catastrophe écologique sur l’environnement maritime.

Quatre nappes d’hydrocarbures

Certaines mesures ont été prises par les autorités chinoise pour amoindrir les conséquences. L’administration des océans surveille quatre nappes au total près de 101 Km2 chacune. Treize bâtiments ont été mis en place, les bateaux chinois vont tenter de nettoyer les fuites d’hydrocarbures. Le ministre des transports chinois annonce également que des robots seront déployés pour explorer les eaux de l’épave. Le Sanchi gît à présent à 115 mètres de profondeur.

Même si les autorités tentent de trouver des solutions pour éviter les dégâts; les conséquences se feront sentir sur l’environnement maritime pouvant ainsi faire basculer la place chinoise dans la pêche mondiale.

Aida Kebe DIAGNE (Stagiaire) / VivAfrik

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