La REDD+ en Afrique : L’exemple du Mozambique, de l’Ethiopie et de la RDC

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La stratégie REDD+ est une initiative lancée en 2005 par un collectif de forestiers tropicaux au sein de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) visant à mettre fin à la déforestation et à ses inconvénients. Elle ambitionne également de réduire des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des sols.

La Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (Redd+) officialisée en 2008 entend participer efficacement à la lutte contre le réchauffement climatique par le biais de la lutte contre la dégradation forestière. Ainsi, elle constitue le socle des efforts mondiaux pour atténuer les changements climatiques. Sur ce point précis, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) soutient les pays en développement dans leurs processus de Redd+ et fait en sorte que leurs engagements politiques, tels qu’ils sont représentés dans leurs Contributions déterminées au niveau national (Cdn), entrent en action sur le terrain.

De leur côté, les pays développés se sont engagés à verser des aides aux pays en voie de développement pour que ces derniers réduisent leurs émissions de gaz à effet (Ges) ou augmentent leurs réserves de carbone forestier. Parmi les mécanismes de financement nous avons le programme REDD-NU et le The Forest carbon partnership facility (Fpcf).

Le REDD-NU est un programme en collaboration pour la construction de capacités entre PENU, le PDNU et l’OAA. Il est opérationnel dans trois pays d’Afrique (Tanzanie, République Démocratique Congo et la Zambie) avec le Kenya, l’Ouganda, l’Ethiopie, la République du Congo, la Côte d’Ivoire, le Soudan du Sud qui participent comme observateurs. Le Fpcf lancé en 2007 et opérationnel en 2008 a pour objectif d’aider les pays, pourvus de forêts subtropicales et tropicales, à développer des politiques pour la Redd+. A la différence de la REDD-NU, le Fpcf va récompenser les pays en fonctions de leurs résultats sur la réduction des émissions.

En Afrique, le Mozambique, l’Ethiopie et République du Congo montrent l’exemple.

Les forêts mozambicaines (Miombo) couvrent plus de la moitié du territoire. Or la demande de bois d’œuvre, de matières premières tels que le coton, le tabac accélèrent le rythme de déboisement année après année. Il se classe alors parmi les pays qui cherchent à protéger leurs richesses. La REDD+ devient alors une solution. L’Ethiopie lance un programme pour les paysages forestiers de l’Oromia sur une durée de 10 ans qui vise à réduire le déboisement. En République du Congo, les autorités misent sur les partenariats publics-privés avec les sociétés qui produisent, vendent ou achètent les matières premières des produits forestiers. Suffisant pour les représentants des pays autochtones et de la Côte d’Ivoire, de la République Démocratique du Congo et du Libéria, lors de la COP21, d’évoquer des initiatives qui ont pour vocations à faire des forets un élément central de la croissance économique et du développement durable.

Ces experts sont conscients du rôle capital des forêts dans la préservation des équilibres sociaux et écologiques. Selon eux, plusieurs milliers de personnes dépendent des ressources forestières. En outre, les forêts jouent également un rôle régulateur des températures, procurent de l’eau potable et agissent en un stock de carbone. Les plantes absorbent le CO2 présent dans l’atmosphère par la photosynthèse. Le carbone reste stocké dans les feuilles, les tiges, un peu partout dans les différentes parties des arbres.

Malgré leur rôle novateur, des millions d’hectares de forêts disparaissent sans cesse depuis 1990. Ce phénomène est causé par l’Homme qui agit parfois comme un ennemi de la nature : des arbres sont abattus pour être vendus ou pour une occupation du sol (pâturage, agriculture). Récemment la déforestation s’est accentuée dans les régions tropicales. En plus de la déforestation, le brûlage qui y est associé libère dans l’atmosphère du CO2 augmentant ainsi le niveau des gaz à effet de serre. A cela s’ajoute la combustion de la biomasse et les incendies incontrôlés.

En 2015 les forêts naturelles étaient estimées à 93% composées de forêts primaires et secondaires. La forêt plantée représente quant à elle 7% de la superficie forestière mondiale.

Étymologiquement le mot forêt vient de “forest” qui veut dire une vaste étendue de terrain peuplée d’arbres. Les forêts sont un ensemble de végétaux indispensables à la vie sur terre. D’après la Fao, elles couvrent environ 30.6% de la superficie terrestre.

Aida Kébé Diagne (Stagiaire) / VivAfrik

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