Le développement territorial durable, socle d’une valorisation l’espace

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« Les actions de valorisation et d’aménagement de l’espace se font dans le cadre de   politique de développement territorial durable et équilibrée, inclusive, adossée à une gouvernance territoriale concertée pour impulser le développement à la base ». C’est par ces termes que le Dr Lamine Ndiaye, directeur de Thecogas Sénégal a mis en exergue sa stratégie de réalisation d’infrastructures de développement initiées par une collectivité locale.

Le projet pourrait également s’appuyer sur des instruments mis en place par l’Etat du Sénégal : FONGIP – FONSIS – CDC

Ndiaye présentait une communication qui a pour thème : « Comment une collectivité locale envisage de transformer des contraintes en potentialités pour le bien être de sa population ? Cas de la commune de Diamaguene Sicap Mbao » lors de la 3ème édition du SENCON au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices) du 20 au 23 février 2018. D’après lui, des infrastructures sont conçues et développées dans le cadre de la décentralisation qui donne aux collectivités locales toute la légitimité pour initier ce genre d’initiative.

Et le directeur de Thecogas Sénégal d’ajouter « nous sommes au cœur d’un processus de réalisation d’infrastructures de développement initiées par une collectivité locale, l’essence même de la décentralisation et un mode de concrétisation de ce qui est attendu de l’acte 3 de la décentralisation.  La coopération décentralisée reste un moyen de mise en œuvre de ce projet. Cela pourra passer par l’assistance technique, la structuration financière (business modèle) et l’investissement du secteur privé. Ce projet étant un projet d’adaptation et de mitigation aux changements climatiques, il pourrait également faire appels aux différents fonds  verts pour sa réalisation. Il pourrait également s’appuyer sur des instruments mis en place par l’Etat du Sénégal : FONGIP – FONSIS – CDC ». Cette action pour une commune émergente est réplicable au niveau de  toutes les communes du Sénégal et dans un cadre plus large aux communes de  la sous-région.

Une véritable politique de développement durable en phase avec le PSE dans ses aspects énergétiques, agricoles, et environnementales

Se prononçant sur la commune de Diamaguene Sicap Mbao située dans la région de Dakar, département de Pikine, Dr Lamine Ndiaye informe qu’elle abrite le plus grand marché de bétail sur pieds au Sénégal : plus de 2000 têtes en permanence sur 3 Ha ; avec des activités d’abattages et de commercialisation clandestine de viande ; une insécurité à tout point de vue (agression, incendie) ; une insalubrité et une pollution environnementale indescriptible mais aussi  un lieu de vie et d’activités génératrices de revenus pour beaucoup de personnes.

Vue sur cet angle, il urge de mettre en place une nouvelle stratégie ou un nouveau paradigme afin de relever ces défis. Ainsi les trois objectifs majeurs de la nouvelle stratégie visent, selon le Dr Ndiaye, l’améliorer le cadre de vie, la création de la richesse et la création des emplois. « Cela traduit un nouveau paradigme, on est passé de la gestion des déchets (propreté et gestion de l’environnement)  à une économie des déchets (création de richesse) avec une nouvelle approche : traitement – recyclage- valorisation. (« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. ») … Une réponse au changement climatique et une réponse à la lutte contre les gaz à effet de serre. Une véritable politique de développement durable en phase avec le PSE dans ses aspects énergétiques, agricoles, et environnementales ».

Les Objectifs de développement durable

Le directeur de Thecogas Sénégal a également profité de de cette présentation pour rappeler aux participants la mission régalienne de l’Etat. Le « rôle de  l’Etat qui garantit à tous les citoyens « le droit à un environnement sain (art 8 code l’environnement) » est en parfaite adéquation avec l’activité transférée à la collectivité locale avec les différentes réformes liées à la décentralisation dont la plus récente est l’acte 3 de la décentralisation. Activité bien encadrée à travers différents codes : code de  l’environnement ; code de  l’urbanisme ; code de l’hygiène et code des collectivités locales ». Si l’on se fie à M. Ndiaye, la gestion des déchets demeure très problématique : elle est étroitement liée au niveau de développement d’un pays, au niveau d’éducation des citoyens, à la croissance démographique (0,7kg/tête/jour)  et la vision qu’ont les autorités politiques sur ce secteur.

Toutes ces initiatives visent à imbriquer cette stratégie dans les Objectifs du développement durable de l’Organisation des Nations unies (Onu). « Les Objectifs de développement durable, (Odd), ont pris le relai des  objectifs du millénaire pour le développement (Omd) qui ont pris fin en 2015 ; Odd 1 pas de pauvreté ; Odd 6  eau potable et assainissement ; Odd 7 énergie propre et abordable et Odd 13 lutte contre le changement climatique ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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