La FAO prône une distribution de l’aide innovante au profit de l’Afrique

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« Nous avons besoin d’approches nouvelles et solides pour distribuer des aides et avoir un impact maximal. L’Afrique a encore besoin de l’aide extérieure pour accélérer le développement durable », a soutenu Gabriel Rugalema, représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) au Kenya le 27 février 2018 à Nairobi à l’occasion du Sommet africain-forum sur le développement international et l’aide.

Selon le responsable de la Fao, exploiter les innovations tout en réformant les politiques et améliorant la bonne gouvernance est essentiel pour faire en sorte que l’aide extérieure atteigne les populations vulnérables d’Afrique.

Les pays africains devraient explorer des mécanismes modernes de distribution des aides extérieures mettant à profit la technologie afin de relever les défis pressants auxquels fait face le continent, tels que la pauvreté, la faim, les maladies et les problèmes environnementaux, ont estimé les experts au Kenya.

Lors de ces retrouvailles de deux jours, les experts issus de gouvernements, d’agences multilatérales, du secteur industriel et d’universités ont souligné qu’un changement de paradigme était nécessaire pour promouvoir l’utilisation optimale des dons en Afrique.

Les partenariats sont la clé du succès de la mise en place des programmes de développement

Le Kenya accueille le forum dans un contexte de recul du soutien extérieur aux projets humanitaires et de lutte contre la pauvreté dans le continent noir. « L’aide extérieure au développement décline, d’où le besoin pour nos gouvernements de se rapprocher du secteur privé local qui peut proposer des financements, des compétences et des technologies pour nous aider à combattre le fardeau des maladies, de la malnutrition infantile et de la mauvaise hygiène », a encore expliqué M. Rugalema.

Abordant les pistes de solutions, le représentant de la a proposé de renforcer les partenariats public-privé afin de promouvoir les investissements dans l’agriculture, la gestion des ressources naturelles et la riposte aux changements climatiques.

De son côté, le directeur du Bureau régional de la Fondation Rockefeller en Afrique, Mamadou Biteye a laissé entendre que les innovations locales et les partenariats stratégiques pourraient avoir un très fort impact sur l’aide financière destinée aux pays africains. « Les partenariats sont la clé du succès de la mise en place des programmes de développement ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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