Abdoul Baal rassure les populations sur la consommation d’eau colorée

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« Il’ n’y a aucun risque sanitaire à boire de l’eau de la Sde. Il y a 12.000 échantillons qui font l’objet d’analyse chaque année », a rassuré Abdoul Baal, invité du Grand Jury de Mamoudou Ibra Kane dimanche 18 mars 2018 même s’il reconnait que l’eau est parfois de couleur bizarre ou colorée.

Le directeur général de la Sénégalaise des Eaux (Sde), inscrit dans ses priorités, suivant les recommandations de son  ministère de tutelle, de rendre l’eau disponible dans des localités reculées et ou enclavées comme Kédougou.  Ces zones déshéritées n’empêcheront pas à Abdoul Baal de rappeler que « le Sénégal est le numéro 1 en terme d’accès à l’eau en Afrique. » Par rapport à l’éventualité d’une crise de l’eau, il se voudra clair. « Je ne pense pas qu’il y aura crise de l’eau sauf élément imprévu et cela m’étonnerait. »

L’invité de Grand Jury choisit, dès l’entame de ses propos, de revenir sur le contexte de terribles problèmes d’eau qui a conduit à la création de la société. Pour lui, la mise en place de la Sde était une urgence.

Interpellé sur la personnalité de la société, Abdoul Baal précise que la Sde est une société Sénégalaise dont la politique tarifaire est déterminée par l’État du Sénégal, lui-même. Par conséquent, dit-il, les baisses du prix de l’eau sont exclusivement du ressort de l’État. Il y a, ajoute-t-il, d’autres acteurs à part l’État. C’est le cas notamment de la société de patrimoine représentée par la Sones.

Invité à parler de chiffres, le directeur général s’y prêtera à cœur-joie. C’est ainsi qu’il confie que le projet de dessalement tant évoqué coûtera entre 140 et 150 milliards avant de déclarer que la production d’eau a été doublée de 1995 à nos jours. Toujours par rapport aux chiffres,  il dira que 260.000 branchements sociaux sont réalisés gratuitement, alors que le coût d’un branchement est  financièrement évalué à au moins 133.000 francs.

Une chose qu’Abdoul Baal a tenu particulièrement à dire de manière tranchée c’est que la vente de l’eau au Sénégal est loin d’être une entreprise juteuse comme le sont l’électricité ou la téléphonie. « L’eau, c’est le service le moins rémunérateur! »

Moctar FICOU / VivAfrik

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