Les deux Congo invités à mettre en pratique de la déclaration de Brazzaville

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« Alors que les deux pays font des déclarations pour montrer leur engagement à protéger les tourbières récemment découvertes sur leur territoire, les développements récents sur le terrain montrent que des activités industrielles sont déjà en cours, et qui constituent une menace alarmante pour ces zones des tourbières », a invité Greenpeace Afrique dans un communiqué publié lundi 26 mars 2018.

L’ONG de défense de l’environnement à, en termes clairs, appelé la République démocratique du Congo et la République du Congo à mettre en pratique de la déclaration de Brazzaville, relative à la protection des tourbières de la cuvette du Congo.

Greenpeace Afrique a récemment révélé que le ministre de l’Environnement et du Développement durable de la RDC, Amy Ambatobe a illégalement rétabli trois concessions forestières aux entreprises chinoises dont deux chevauchent les tourbières : « la forestière chinoises la Forestière pour le Développement du Congo (Fodeco) et la Société La Millénaire Forestière (Somifor) », cite Greenpeace Afrique.

A en croire cette Organisation non gouvernementale qui œuvre pour la défense de l’environnement, l’exploitation industrielle dans et autour des tourbières est parmi les principales menaces pour les zones humides vulnérables qui stockent plus de 30 milliards des tonnes de carbone.

Greenpeace dénonce également un accord de concession approuvée pour la création d’une plantation de palmiers à l’huile en République du Congo. Cette plantation occuperait 420 milles hectares de tourbières boisées.

« Nous appelons les deux gouvernements à protéger ces tourbières en annulant toutes les activités industrielles actuelles et futures dans ces zones et en maintenant le moratoire sur les titres d’exploitation forestière », a indiqué Irène Wabiwa Betoko, Responsable de la campagne forêts à

La préservation de la forêt du bassin du Congo et de ses tourbières est vitale

Greenpeace a, à travers sa communication, relevé également les menaces qui guettent les tourbières de la République démocratique du Congo. L’ONG stigmatise le décret présidentiel qui donne l’autorisation aux entreprises pétrolières d’exercer dans ces espaces.

« Le mois dernier le président Joseph Kabila a signé une ordonnance approuvant un accord commerciale entre la République Démocratique du Congo, l’Association nationale des hydrocarbures et la Compagnie minière du Congo (Comico). Dans cet accord, les blocs destinés à l’exploration pétrolière couvrent environ 1.460.000 hectares, principalement situés dans la cuvette centrale de la République Démocratique du Congo », s’indigne Madame Wabiwa.

Cette exploration et les activités industrielles connexes dans cette zone entrainerait une catastrophe environnementale car une grande partie de la zone chevauche des zones des tourbières et une partie du Parc national de Salonga, un site du patrimoine mondial de l’Unesco.

« La préservation de la forêt du bassin du Congo et de ses tourbières est vitale pour les millions de personnes qui en dépendent et pour assurer la stabilité climatique de la planète », a affirmé la Responsable de la campagne Greenpeace Afrique.

Moctar FICOU / VivAfrik

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