Le comité de pilotage s’imprègne des réalisations du PFNL2 au Burkina Faso

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Le comité de pilotage du programme d’appui à la valorisation des produits forestiers non ligneux, phase 2(Pfnl2) a effectué mardi 27 mars 2018 une visite guidée sur le terrain pour s’enquérir des réalisations de la mise en œuvre du programme dans le Centre-Ouest du pays, à Sanguié et à Boulkiemdé.

Avant la première session ordinaire de l’année 2018 du comité de pilotage de la seconde phase du programme d’appui à la valorisation des produits forestiers non ligneux, phase 2(Pfnl2), dans le Centre-ouest, précisément à Koudougou, il était de bon ton pour les membres dudit comité notamment le bailleur de fond (la coopération Suisse) de procéder à la visite des réalisations inscrites dans le programme pour le compte de la région. C’est donc imbibé de l’objectif de cette phase 2, « renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, puis améliorer les revenus des ménages notamment les personnes vulnérables, les femmes, et les jeunes », que successivement s’est effectuée la visite terrain dans les zones de Lapio (village de la commune rurale de Dydir, située dans la province du Sanguié dans le Centre-ouest), et Koudougou dans le Boulkiemdé, province du Centre-Ouest.

Le premier site visité, le village de Lapio, est un jardin nutritif dont la finalité est la production intensive des feuilles de moringa et de baobab. Les bénéficiaires de ce jardin, le groupement « ZHE NA NYEE » est composé de 22 ménages.Le budget, estimé à 1 200 000 FCFA concerne les équipements, l’installation et la formation des membres. Bâti sur une superficie de 2500 m2 soit 0, 25 ha, ledit jardin comprend 138 planches de moringa et 64 planches de baobab. Le groupement, par la voix de sa présidente Claire Kankouana tenu à remercier l’ensemble du comité de pilotage ayant effectué le déplacement et pour les différents appuis reçus. Cette dernière n’a également pas manqué de formuler des doléances. Ces doléances, pour le groupement, c’est de disposer de matériels leur permettant de transformer les feuilles de moringa en diverses variétés (poudre, huile, biscuit, etc.).

Après la visite du jardin nutritif de Lapio, cap a été mis sur Koudougou dans le Boulkiemdé. Là-bas, il a été question de passer en revue l’unité d’extraction de beurre de karité de l’Union régionale Bao-Manégré des actrices des produits de karité du Centre-Ouest (URBAPK/COS).Selon la chargée de production, Charlotte Silgha/Zoungrana, la capacité de production de l’union en beurre biologique et conventionnel avoisine les 150 tonnes.« Promouvoir l’autonomie financière de la femme à travers la valorisation des produits dérivés du karité », est se rapportant aux dires de Charlotte Silgha/Zoungrana, l’objectif principal de l’union.

Les produits forestiers non ligneux sont utilisés aussi bien pour créer de l’emploi

Estimant par ailleurs leur chiffre d’affaire à plus de 150 millions de FCFA, les perspectives ci-après sont citées : « la construction d’un centre mécanisé d’ici 2021, la construction d’un magasin adéquat d’ici la campagne 2019-2020, l’augmentation de la capacité de production de 50%… ». L’union régionale Bao-Manégré compte 1418 membres répartis dans une trentaine de groupements à travers une dizaine de villages.L’on dénombre parmi les membres des collectrices certifiées biologiques, certifiées conventionnelles et des productrices.

Le 3e et dernier site visitéfut le kiosque du groupement féminin Wend’SO, toujours à Koudougou dans le Boulkiemdé. Ce site, s’articule autour de l’accès au marché, de la promotion des produits forestiers non ligneux. Les activités du groupement consistent en la transformation, la valorisation ainsi que la commercialisation des produits forestiers non ligneux (soumbala, beurre de karité, piment au moringa, etc.). Selon Mme Berewoudougou,l’objectif actuel du groupement est de faire la promotion au niveau international de l’activité Pfnl afin que la valeur des produits puisse être connue de tous.

Au terme de cette tournée, le chargé des programmes au niveau de la coopération Suisse du Burkina Faso, Abel Gouba, fait son bilan : « le programme qui a commencé en 2017 a généré des connaissances et produit des résultats jusque-là visibles. Nous avons des tendances qui augurent que nous sommes sur la bonne voie. Nous ne pouvons qu’être satisfaits des différents résultats que nous avons vus. Nous encourageons alors les bénéficiaires à rester dans cette même dynamique », a-t-il fait savoir.

Georges Bazongo, directeur des opérations pour l’Afrique de l’Ouest de l’organisation non gouvernementale Tree Aid, chargée de l’exécution du programme, quant à lui, reste convaincu d’une seule chose au sortir de la visite des sites, « les produits forestiers non ligneux sont utilisés aussi bien pour créer de l’emploi, générer des revenus, qu’améliorer les conditions alimentaires et nutritionnelles », a-t-il confié.

Moctar FICOU / VivAfrik

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