La nature, un moyen de préservation d’eau et de réalisation des ODD

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Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et ses partenaires attirent l’attention sur la nécessité de la sauvegarde de la nature afin de préserver l’eau et contribuer à l’atteinte des Objectifs du développement durable (Odd). Cet appel de l’organisation onusienne est contenu dans une étude publié le 21 mars 2018 et intitulée « Nature-based solutions for achieving the global goals ».

La nature joue un rôle capital dans la préservation l’eau sans laquelle les Objectifs du développement durable associés à la pauvreté, l’alimentation, la santé, le développement économique, l’énergie et les genres ne peuvent être atteints.

Si l’on se fie aux experts, les risques de rareté aigüe d’eau sont grands. La publication démontre que, dans le monde, le niveau de consommation d’eau actuelle est insoutenable. On relève que seule une petite fraction d’eau sur la planète est douce et propre à l’utilisation de l’homme.

Plus d’un quart de la démographie mondiale vit dans des zones potentiellement très pénalisées, et près de la moitié de la population planétaire vie avec des pénuries d’eau au moins un mois par an. Pourtant, la demande en eau ne cessera d’augmenter.

Des facteurs telle que l’augmentation de l’irrigation, l’extraction de l’eau souterraine et le changement climatique feront croitre cette demande de 50% à l’horizon 2030. De plus, allié à ce manque, la qualité de l’eau laissera à désirer du fait d’autres facteurs comme l’utilisation de pesticides, la salinisation et les déchets industriels.

Cette situation aura pour conséquence des crises d’eau en milieu urbain, l’insécurité alimentaire, la vulnérabilité aux catastrophes naturelles, l’instabilité politique, la montée des tensions et l’augmentation de la corruption, un cocktail qui affectera de manière disproportionnée les pauvres et les vulnérables.

Pour parer à ces prévisions catastrophiques, le rapport met en évidence le rôle vital de la nature dans la préservation de l’eau. A travers les forêts, les prairies, les montagnes et les zones humides, cette dernière régule le débit d’eau, assure sa qualité et réduit les impacts des catastrophes naturelles.

Seulement malgré les vertus de la nature pour la protection de ce liquide précieux, de larges superficies de la planète demeurent sans protection, dégradées ou converties. On apprend entre autre qu’entre 1990 et 2015, 129 millions d’hectares de forêt ont été perdus dans le monde.

Le Pnud, en partenariat avec Nature for life, Convention on Biological Diversity et la Leonardo Dicaprio Foundation, montre que les solutions basées sur la nature sont efficaces et rentables, et offrent de multiples bénéfices. Les auteurs appellent à la protection, la restauration et la gestion de la nature pour assurer la sécurité de l’eau et réaliser les Odd.

Moctar FICOU / VivAfrik

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