Désir d’avenir pour la planète : Une ONG de Ségolène Royal de lutte contre le réchauffement climatique

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« Désir d’avenir pour la planète », telle est l’Organisation non gouvernementale (Ong) mis sur les fonts baptismaux  par Ségolène Royal. Cette plateforme d’ingénierie de compétences destinée à la lutte contre le réchauffement climatique, notamment via les énergies renouvelables a été officiellement lancé par l’ancienne présidente de la COP21.

D’après certains observateurs, cette énième initiative pour le climat risque d’être qu’un doublon. L’Ong lancée par l’actuelle ambassadrice des Pôles va-t-elle faire de l’ombre à celle de Bertrand Piccard, ou la compléter ? Suite à l’annonce de Ségolène Royal, via une interview accordée au Figaro le 8 avril 2018 de lancer une organisation non gouvernementale dédiée à la lutte contre le climat sous la forme « d’une plateforme d’ingénierie de compétences […] pour rassembler des synergies autour de projets », on peut s’interroger.

Les experts soulignent que l’Ong « Désir d’avenir pour la planète » fait en effet curieusement penser à l’initiative de l’aventurier Bertrand Piccard. L’astronaute suisse avait lancé il y a un an, via sa fondation Solar Impulse, « l’Alliance mondiale pour les solutions efficientes », installée officiellement lors de la COP 23 à Bonn en Allemagne en novembre 2017. Elle vise à la promotion de 1 000 technologies pour le développement des énergies propres dans le monde. Engie en est un des principaux soutiens financiers.

Un périmètre plutôt national

Dans l’interview accordée au Figaro, Ségolène Royal fait plutôt référence à l’initiative d’Al Gore, the Climate Reality Project (ex Alliance for Climate Protection) et à la fondation Carmignac. Plus que la promotion des technologies, elle explique vouloir « un réseau de mise en commun d’expériences pour rassembler des synergies autour de projets précis ». Lesquels ? Il va falloir attendre quelques mois avant de le savoir.  Mais Ségolène Royal évoque la démarche « Territoire à énergie positive pour la croissance verte (Tepcv) », qu’elle avait lancée lorsqu’elle était ministre français de l’Environnement. Laissant ainsi penser que le périmètre de l’Ong serait plutôt national.

Trois parrains prestigieux

L’actuelle ambassadrice des Pôles a aussi indiqué travailler « sur une liste de projets autour de cinq thèmes », pour que ce soit « plus intéressant pour les mécènes et les entreprises qui sont souvent démarchées d’investir dans des initiatives ciblées qui naissent dans les secteurs qu’elles connaissent ». Pour les attirer, l’Ong affiche déjà trois parrains prestigieux : l’astrophysicien Hubert Reeves, le photographe brésilien Sebastiao Salgado et le médecin explorateur Jean-Louis Étienne.

Moctar FICOU / VivAfrik

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