Réduction de la facture électrique : l’Algérie mise sur les énergies renouvelables

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Le gouvernement algérien compte réduire considérablement la facture d’électricité des collectivités locales. En termes clairs, les collectivités locales ont entamé le virage de la transition énergétique visant à réduire la facture d’électricité qui pèse lourdement sur le budget des communes.

Pour atteindre cet objectif, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a mis en place un plan d’action pour « le développement territorial des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ». C’est ce qu’a soutenu chef de projet énergie renouvelable au ministère de l’Intérieur, Nahla Keddache, lors de la rencontre du Club Energia consacrée à la gestion des grands projets dans les domaines de l’énergie solaire, révélant que la facture globale d’électricité supportée sur les budgets locaux est estimée à 20,9 milliards de dinars. L’éclairage public représente 70% de la consommation d’énergie dans le patrimoine des collectivités locales.

Selon Mme Keddache, chaque année les collectivités locales déboursent 10 milliards de dinars pour l’éclairage public. La cause : sur 3 134 824 points lumineux existants dans le parc d’éclairage public, 1 122 589 fonctionnent à base de lampes à mercure énergivores. Les lampes LED et photovoltaïques ne représentent, respectivement, que 2% et 0,42%. Hors éclairage public, la facture d’électricité des collectivités locales inclut, également les écoles et crèches (34%), les mosquées (22%), les infrastructures administratives (20%), les infrastructures sportives (14%), culturelles (5%) et commerciales (1%). Mme Nahla Keddache a indiqué que les dettes des communes envers Sonelgaz sont estimées à 5,1 milliards.

La circulaire interdit l’utilisation des lampes à mercure

Le plan d’action du ministère de l’Intérieur et des Collectivité locales prévoit qu’une opération d’envergure va être lancée au niveau de 48 écoles primaires en cours de construction ou en phase d’aménagement, à l’effet de réaliser des projets pilotes, utilisant des énergies propres (installation de kits photovoltaïques pour l’éclairage pour une utilisation simultanée avec l’énergie conventionnelle, l’utilisation systématique des lampes LED, les chauffe-eau solaires pour la production d’eau chaude sanitaire…).

Mme Nahla Keddache a, aussi, cité un projet de substitution de 9 300 lampes à mercure par des systèmes (luminaires) à LED pour l’éclairage public au profit de 31 communes, à raison de 300 unités par commune, avec un financement à 50% de la commune et 50% du Fonds de maîtrise de l’énergie, des énergies renouvelables et de la cogénération. Au niveau des wilayas du Sud, tout nouveau projet d’éclairage public doit être réalisé systématiquement en utilisant la technologie photovoltaïque. La circulaire interministérielle n°1 du 5 février 2018 relative au développement de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables au niveau des collectivités locales prévoit la substitution des lampes dans les édifices publics et le parc de l’éclairage public.

Pour toute nouvelle installation, la circulaire interdit l’utilisation des lampes à mercure. La circulaire promeut l’électrification individualisée des foyers à travers des kits mobiles adaptés à une consommation domestique dans les régions isolées, montagneuses et éloignées du réseau de distribution électrique. Au niveau des périmètres non électrifiés le ministère de l’Intérieur encourage la réalisation de petites installations utilisant l’énergie solaire photovoltaïque, en remplacement des projets habituellement programmés pour l’amener d’énergie, très coûteux au budget de l’État et l’accompagnement des jeunes investisseurs pour l’acquisition de pompes solaires ou kits solaires.

Moctar FICOU / VivAfrik

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