Des milliers de familles du Burkina Faso menacées par un déficit céréalier

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Le déficit de céréale qui hante le Burkina Faso n’est plus un secret de Polichinelle. Et ce sont désormais plus de 2,5 millions de personnes qui sont menacées de famine dans le pays à cause de la mauvaise précédente campagne agricole. Celle-ci est due à la a mauvaise pluviométrie et l’action des ravageurs sur les cultures entraînant un déficit céréalier de 477 000 tonnes, soit 11 % en baisse par rapport à la campagne écoulée. Pour venir en aide aux personnes vulnérables, le gouvernement a mis en place un plan de réponse qui se chiffre à plusieurs milliards de francs CFA.

Au total, vingt-deux provinces sur les quarante-cinq que compte le pays sont en situation de déficit céréalier. En conséquence, ce sont des milliers de familles qui se retrouvent dans les « situations alimentaires limite », selon Jacob Ouédraogo, ministre burkinabè de l’Agriculture. Si rien n’est fait, plus de 2 millions de personnes seront ainsi dans une situation de famine.

« Le déficit céréalier se chiffre désormais à 470 000 tonnes. En outre, de mars à mai 2018, 2 millions 462 000 personnes sont dans une situation alimentaire limite. 2 millions 671 000 personnes seront dans la même situation entre juin et août », a précisé le ministre de l’Agriculture.

Vu l’urgence de la situation, le gouvernement a révisé son plan de réponse et de soutien aux personnes vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition. Plus de 80 milliards de francs CFA sont mobilisés, avec l’aide des partenaires, afin d’aider les ménages vulnérables et faciliter l’accès des producteurs aux intrants et équipements agricoles pour accroître la production agricole de la saison sèche.

« L’assistance alimentaire va aussi porter sur la distribution gratuite de 3 245 tonnes de vivres à 90 058 personnes vulnérables. Ce plan prend en compte des mesures de soutien à la production animale », a annoncé Jacob Ouédraogo.

La vente à prix social et à prix subventionné de céréales aux ménages et aux personnes vulnérables ainsi que la prise en charge des enfants de moins de 5 ans malnutris ont déjà commencé dans les plusieurs communes.

Moctar FICOU / VivAfrik

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