L’Algérie finance l’accès à l’eau potable au profit des wilayas frontalières

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D’après le ministre algérien des Ressources en eau, Hocine Necib, les autorités de l’Algérie ont alloué une enveloppe de plus de 390 milliards Da depuis 2000 aux wilayas frontalières pour la réalisation de projets d’alimentation en eau potable.

Le responsable qui s’exprimait lors d’une allocution prononcée en son nom par le Secrétaire général  du ministère, Elhadj Belkateb à l’occasion de la rencontre nationale sur l’aménagement et le développement des zones frontalières samedi 13 octobre 2018 à Alger a laissé entendre que cette enveloppe a été affectée à la réalisation de « 254 opérations centralisées et locales ayant permis d’améliorer l’alimentation en eau potable et de résoudre des problèmes chroniques dans ces régions, notamment la qualité des eaux ».

Les wilayas frontalières contribuent avec une production agricole d’une valeur de 587 milliards de dinars, représentant 18 % de la valeur totale de la production nationale, et ce grâce à l’intérêt particulier accordé à ces régions dans le cadre de la politique du développement du pays, a indiqué pour sa part le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazghi.

Détaillant les réalisations du secteur des Ressources en eau, depuis 2000, dans les wilayas frontalières, M. Necib a fait état de la réalisation de (16) barrages implantés sur la bande frontalière avec une capacité de 1,5 milliard M3, (71) retenues collinaires, (23) stations de déminéralisation, (46) stations d’épuration, outre 320.000 hectares de terres irriguées.

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib,  qui a exhorté les cadres de son secteur à faire plus d’efforts pour réparer les  fuites d’eaux dans les plus brefs délais et lutter contre les raccordements  illicites a également cité les grands transferts notamment celui d’Ain Salah – Tamanrasset sur une distance de 750 km, assurant, à ce titre, que son secteur s’employait à la modernisation des équipements de pompage afin d’en garantir la durabilité.

Le ministre a également fait état de l’entrée en exploitation du transfert du Chott ouest permettant l’alimentation des wilayas de Nâama, Tlemcen et Sidi Bélabès grâce à un réseau de 650 km et a souligné le rôle de la communication en direction des citoyens pour endiguer le gaspillage de l’eau.

A Béchar, les travaux ont été lancés pour alimenter la wilaya en eau potable à travers le forage de puits à Béni Ouenif. S’agissant du volume des eaux partagées avec les pays voisins, M. Necib a affirmé qu’elles ne dépassaient pas les 3% des capacités hydriques, ajoutant que cela se faisait par l’exploitation des oueds et des nappes phréatiques du Sahara de l’est (1 millions M²), et ce en application du mécanisme conjoint signé par l’Algérie, la Tunisie et la Lybie en 2005.

A ce propos, le ministre a souligné la disposition de son secteur à adhérer une démarche collective et solidaire pour le développement des régions frontalières à laquelle prendront part les départements ministériels, les élus locaux, les opérateurs économiques, les représentant de la société civile ainsi que les instances techniques et académique.

Une réunion tenue en ce sens a permis d’examiner les performances et les faiblesses qui  ont caractérisé les services publics de l’eau et de l’assainissement,  assurés durant la saison estivale par les différents opérateurs relevant du  secteur des Ressources en eau, en l’occurrence  l’Algérienne des eaux  (Ade), l’Office national de l’assainissement (Ona), la Société des eaux et  de l’assainissement d’Alger (Seaal) pour les wilayas d’Alger et de Tipaza,  la Société de l’eau et de l’assainissement d’Oran (Seor) et la Société de l’eau de l’assainissement de Constantine (Seaco).

Moctar FICOU / VivAfrik

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