Climat : plus de 405 parties par million de molécules d’air franchies en 2017

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C’est une information qui fait mal dans le dos. En effet, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), dans son dernier rapport, le seuil de 405 parties par million de molécules d’air (ppm) a été franchi en 2017. L’année 2017 marque ainsi tristement un nouveau record pour la teneur en CO2 présent dans l’atmosphère. A ce rythme, maintenir le réchauffement de la planète à moins de 1,5°C en 2100 paraît de plus en plus impossible.

Entre trois et cinq millions d’années nous séparent de la dernière fois où la Terre a connu une telle concentration de dioxyde de carbone. La température était alors 2° à 3°C plus élevée et le niveau de la mer supérieur de 10 à 20 mètres.

Cette fois-ci, les activités humaines sont responsables. Tous les gaz à effet de serre explosent en volume. Le CO2 a connu une hausse de 146% depuis le début de l’ère industrielle, le méthane de 257% et le protoxyde d’azote qui détruit la couche d’ozone de 122%. Toutes ces substances restent dans l’atmosphère des centaines d’années, même plus dans les océans.

Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont de nouveau atteint des niveaux record. Rien n’indique un renversement prochain de cette tendance, qui est le facteur déterminant du changement climatique

Selon l’OMM, si nous ne réduisons pas massivement les émissions, le changement climatique aura des impacts de plus en plus destructeurs et irréversibles pour la vie sur Terre.

Il s’agit donc d’une énième sonnette d’alarme tirée par la communauté scientifique. La prochaine est prévue pour la semaine prochaine. L’ONU doit alors publier un rapport sur l’écart entre les engagements pris par les États et les besoins réels pour respecter un accord de Paris au bord de l’asphyxie.

Moctar FICOU / VivAfrik

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