L’urgence climatique, une pression de taille à l’ouverture de la COP24

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Les signaux climatiques sont au rouge alors que l’Afrique est l’une des régions les plus vulnérables aux changements climatiques. La planète, elle, se réchauffe, déchaînant les catastrophes. Face à l’urgence, quelque 200 pays ont entamé dimanche 2 décembre 2018 à Katowice, en Pologne deux semaines de discussions pour tenter de mettre en orbite l’accord de Paris, malgré des vents contraires peu propices à une réponse ambitieuse. Les représentants de quelque 200 pays ont en mémoire l’alerte rouge lancée par les scientifiques du GIEC.

Selon l’ONU, les représentants des 200 pays réunis pour tenter de mettre en orbite l’accord de Paris doivent « faire beaucoup plus » pour limiter les impacts sans précédent du dérèglement climatique.

Avec deux heures et demie de retard, la 24e Conférence de l’ONU sur le climat (COP24) s’est ouverte à Katowice (Pologne), en pleine région houillère, avec en tête l’alerte rouge lancée récemment par les scientifiques du Giec. Le président sortant de la COP23, le Premier ministre fidjien Frank Bainimarama, a passé le relais à son successeur polonais Michal Kurtyka, qui présidera l’événement.

«La réalité nous dit que nous devons faire bien plus. La COP24 doit rendre ça possible», a déclaré  Patricia Espinosa dans un communiqué. Le dérèglement climatique frappe «déjà des communautés sur toute la planète» et les «victimes, destructions, souffrances» qui en découlent «rendent notre travail plus urgent», a-t-elle encore estimé.

Désastres climatiques, incidence sur la santé ou les rendements agricoles, concentrations record de CO2 dans l’atmosphère… « Les impacts du changement climatique n’ont jamais été aussi graves », a martelé la responsable climat de l’ONU Patricia Espinosa.

Avec l’accord de Paris en 2015, le monde s’est engagé à limiter la hausse de la température à +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, et idéalement à +1,5°C. Et le récent rapport du Giec a souligné la différence « nette » des impacts entre ces deux objectifs, que ce soit sur les vagues de chaleur ou l’augmentation du niveau des mers. Mais les engagements pris aujourd’hui par les signataires de Paris mèneraient à un monde à +3°C.

Dans une déclaration inhabituelle vue par l’AFP, les présidents de plusieurs précédentes COP doivent appeler dimanche cette conférence à envoyer un «message sans équivoque» concernant leurs ambitions. Tout retard dans l’action «rendra simplement plus difficile et plus couteux de répondre au changement climatique».

Moctar FICOU / VivAfrik

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