Les Burkinabés divisés sur la baisse du prix du carburant

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Pas d’accord sur le prix du carburant au Burkina Faso. En effet, les discussions entre le gouvernement burkinabé et la Coalition contre la vie chère pour une revue à la baisse du prix du carburant à la pompe n’ont pas pu aboutir, ces prix demeurant donc dans l’esprit de la hausse intervenue début novembre 2018.

A cette époque, les autorités avaient décidé un nouvel ajustement qui augmentait de 75F CFA, les prix du carburant, provoquant la colère des populations burkinabé, notamment les transporteurs et des organisations de la société civile qui avaient manifesté dans le pays contre cette mesure.

Les deux parties ont entamé des discussions depuis une semaine après une marche des organisations de la société civile et des syndicats qui réclamaient la baisse des prix des hydrocarbures. Ces parties ont eu de longues tractations sans parvenir à un consensus sur la baisse du prix du carburant à la pompe.

Après sept heures de négociation,le gouvernement a consenti de faire les audits des sociétés nationales des hydrocarbures et de l’électricité dont le déficit a été invoqué pour revoir le prix du carburant à la hausse et réclamé par les manifestants. Suffisant pour Remis Fulgance Dandjinou ministre de la communication et des relations avec le parlement,porte-parole du gouvernement de demander la patience des populations jusqu’à la fin du mois de janvier prochain.

Mais la coalition contre la vie chère estime qu’il a manqué l’essentiel, les autres points étant des suggestions. La revendication principale de la coalition était le retour aux prix avant l’augmentation de 75 francs.

Le Burkina Faso a récemment adopté un nouveau mécanisme de fixation des prix des produits pétroliers, qui prévoit que ces prix soient désormais fixés «chaque trois mois», à partir d’une«moyenne de l’évolution du prix du baril sur le marché international, pour ne pas avoir une indexation à la pompe qui soit trop fluctuante».

Selon le ministre de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou, cette mesure devrait permettre d’avoir«une plus grande protection des ménages face aux fluctuations», dans ce pays où les hydrocarbures sont subventionnés par l’Etat à hauteur de 8 milliards FCFA par mois.

Moctar FICOU / VivAfrik

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