L’année 2018 est marquée par une chute des permis de chasse et pêche au Canada

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L’année écoulée est marquée par une baisse drastique des ventes de permis de chasse, de pêche et de piégeage.   

Dans le détail, environ 17 000 permis de chasse de moins ont été vendu au cours de la dernière année (2018), soit la diminution la plus importante des cinq dernières années. Du côté de la pêche, on dénombrait 12 000 mordus de moins vendus en 2018.

S’agissant des ventes de permis de piégeage, ils ont connu un creux historique depuis 1998, soit depuis que le ministère de la Faune et des Parcs publie ses données.

«Ça ne me surprend pas. L’attaque contre le secteur de la faune a été systématique depuis une quinzaine d’années», a commenté le député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy. M. Roy évoque plusieurs raisons pour expliquer ces diminutions, incluant l’augmentation du coût des permis de chasse et de pêche, ainsi que des droits d’accès aux plans d’eau québécois.

À la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, on explique que le vieillissement de la population y est aussi pour beaucoup.

«On avait beaucoup d´adeptes qui pratiquaient la chasse, la pêche et le piégeage qui sont aujourd’hui retraités, qui font partie de la catégorie d’adulte moins actif», a souligné au journaldemontreal.com la responsable des communications pour la Fédération, Stéphanie Vadnais.

La Fédération explique tout mettre en œuvre pour assurer une relève. «Des programmes attractifs et une diminution du coût des permis, si on combine ça, on pense que la relève va pouvoir se maintenir, parce que c’est sûr qu’avec le vieillissement de la population, on ne peut s’attendre à des miracles non plus», a indiqué Mme Vadnais.

Pour le député de Bonaventure, il faut aussi penser aussi au développement du secteur. «Ça pourrait commencer par un centre de recherche en économie faunique qui pourrait être mis en place pour stimuler le secteur de la faune au Québec», a-t-il avancé.

«Il fait s’assurer que la relève soit au rendez-vous. Peut-être que la stratégie pour intéresser la relève n’a pas été là», a ajouté M. Roy.

François Legault a récemment demandé à son ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, de couper dans la bureaucratie pour trouver les sommes nécessaires pour offrir des tarifs de permis plus avantageux aux chasseurs et aux pêcheurs. Au Parti québécois, on craint toutefois que ces compressions aient un impact négatif sur le ministère. «Je crains que ça se fasse au détriment des biologistes et des agents de la faune», a exprimé M. Roy.

Moctar FICOU / VivAfrik                 

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