En Ethiopie, Antonio Guterres alerte sur le changement climatique

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Prenant part aux travaux de la 32ème session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine (UA) du 10 au 11 février 2019 à Addis-Abeba en Ethiopie, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) a affirmé que le monde est en train de perdre la bataille contre le changement climatique et que cela pourrait être un désastre pour l’Afrique, appelant à des efforts internationaux plus coordonnés pour amplifier la lutte.  

« La communauté internationale a besoin d’une plus grande volonté politique pour lutter contre ce phénomène (…) Il faut un sursaut, il faut plus de volonté politique, plus d’engagement, plus de solidarité parce que nous voulons gagner les batailles du développement et du changement climatique », a-t-il déclaré ajoutant que les augmentations de température seront plus importantes en Afrique qui sera donc davantage toucher par les changements climatique, alors que le continent ne contribue pas beaucoup au réchauffement planétaire.

En cas d’inaction d’ici 2020, « nous risquons des conséquences désastreuses pour les humains et les systèmes naturels qui nous soutiennent », a tonné Antonio Guterres en septembre 2018.

Le monde a deux ans pour agir contre le changement climatique sauf à affronter des « conséquences désastreuses », a averti le chef de l’ONU, invitant la société civile à réclamer « des comptes » aux dirigeants de la planète. Antonio Guterres a aussi rappelé qu’il organisera à l’ONU un sommet mondial sur le climat en septembre 2019, soit un an avant l’échéance imposée aux signataires de l’accord de Paris de 2015 pour s’acquitter de leurs engagements.  

Le responsable de l’ONU a annoncé que son institution était en train de prendre des mesures pour sensibiliser la communauté internationale sur les dangers de ce fléau. Il a également salué les récentes évolutions politiques sur le continent africain et déclaré qu’après les récentes avancées en faveur de la paix au Sud-Soudan et entre l’Ethiopie et l’Erythrée, « l’Afrique est en train de devenir un exemple où il est possible de résoudre et de prévenir les conflits ». « J’espère que cet esprit pourra être étendu au reste du monde », a-t-il conclu.

Moctar FICOU / VivAfrik

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