La FAO vise l’éradication de la faim d’ici à 2030 en RDC

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Pour la troisième année consécutive, la faim dans le monde a gagné du terrain. Le nombre absolu de personnes sous-alimentées, c’est à dire celles souffrant d’une carence alimentaire chronique, est passé à près de 821 millions en 2017, contre environ 804 millions en 2016. Soit des niveaux d’il y a presque dix ans. Consciente de cet enjeu, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) travaille pour l’éradication de la faim et le monde et particulièrement en RDC d’ici à 2030.

« Travaillons pour la faim zéro en RDC ». C’est le thème d’une rencontre qui a réuni, jeudi 28 février 2019, la presse nationale et internationale, le premier représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture en République démocratique du Congo (RDC), Artistide Ongone Obame, ainsi que quelques experts de l’institution onusienne qui lutte contre la famine, non seulement au Congo mais aussi dans le monde entier. 

Le Gouvernement et la FAO se sont engagés à garantir la sécurité alimentaire et les régimes alimentaires nutritifs des congolais. «Agir pour l’avenir. La Faim zéro d’ici à 2030 c’est possible», rêvent les experts. Ce rêve vise à rappeler à la communauté internationale son engagement consistant à éradiquer toutes les formes de malnutrition et à sensibiliser les communautés sur le fait qu’atteindre l’objectif Faim Zéro d’ici à 2030 est toujours possible. Cet engagement a été pris en septembre 2015, par tous les états membres des Nations unies qui ont approuvé le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Cet objectif est donc une condition sine qua non pour parvenir à un monde plus juste, plus sûr et plus pacifique.   

Suffisant pour l’institution dirigée par José Graziano da Silva de centrer son événement sur «la présentation de la FAO à la presse», dans le but de faire connaître à la population ce qu’est réellement la FAO, son identité, sa valeur et sa mission dans le monde et, plus particulièrement en RDC.

C’est la responsable de la communication de la FAO qui, d’emblée, s’est chargée de la mission cruciale de présenter cette organisation des Nations Unies. D’après elle, la FAO est une mission qui accompagne le gouvernement congolais dans la conception de politiques, de programmes et de cadres juridiques qui favorisent la sécurité alimentaire et la nutrition. Ses interventions ont été focalisées essentiellement, sur le renforcement de la gouvernance des secteurs de l’agriculture, pêche, élevage, développement rural et environnemental (eaux, forêts et biodiversité), la promotion des filières et des chaînes de valeur (végétales, animales, halieutiques ; la promotion d’une gestion durable de l’environnement, de ressources naturelles pour la lutte contre le changement climatique et le renforcement de la résilience des moyens d’existence des populations face à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, a-t-elle énuméré.

La faim zéro

Forte de son expertise et de ses ressources, la FAO est bien placée pour aider la RD. Congo à atteindre les objectifs de développement durable. Après avoir donné cet aperçu général de la mission de la FAO au Congo, naturellement, le Représentant la FAO en RDC est entré dans le noyau de la rencontre, en expliquant bien plus à la presse, que l’objectif du moment de la FAO  est de travailler pour la faim zéro dans le pays et en perspective, d’éradiquer complètement la faim d’ici 2030. Aussi, a-t-il martelé que cela n’est pas impossible, dans la mesure où, la RD. Congo peut, avec son potentiel du sol, nourrir plus de 2 milliards des  personnes dans le monde. Il sied de souligner que les réalisations déjà faites par cette organisation dans la lutte contre la faim et la pauvreté sont innombrables, à en croire les certifications de cet Expert des Nations unies.

Débat houleux

Au cours d’un débat houleux et constructif ayant agrémenté la session d’échange FAO- presse, chaque membre de cette structure a, selon son expertise, placé un mot, pour démontrer avec force détail et exemples à l’appui ce que l’organisation a déjà eu à réaliser concrètement. Par-dessus tout, l’Ambassadeur de la FAO en RD. Congo en a appelé à la conscience du gouvernement, car c’est avec lui qu’ils travaillent, a-t-il clarifié. Et de poursuivre en martelant sur le fait que : « le gouvernement doit s’impliquer ». « Il y a même des propositions que nous faisons en matière d’expertise et d’appui institutionnel. Mais souvent,  le gouvernement ne se limite qu’à prendre  des arrêtés sans pour autant les suivre vraiment. Pourtant, c’est le gouvernement d’abord qui donne l’aval  pour que nous œuvrions dans un pays. Et nous travaillons toujours en collaboration avec les Etats membres, encore que la FAO n’a pas en soi des fonds propres mais, c’est grâce à la qualité et l’efficacité de notre travail que nous avons aujourd’hui beaucoup des partenaires, y compris les  fonds que nous donnent aussi les Etats membres en contribution », a-t-il indiqué. Pour finir, il a lancé donc un appel  au nouveau Président de la République, de bien vouloir travailler en franche collaboration, de façon que la lutte contre la faim soit effective et qu’il n’y ait plus de personnes affamées en 2030, au Congo-Kinshasa.

Moctar FICOU / VivAfrik                 

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