Quand l’UA prône un renforcement de la résilience aux changements climatiques

0

En Afrique comme partout ailleurs, le changement climatique se manifeste souvent par de fortes augmentations des températures, la montée du niveau de la mer, un bouleversement des conditions pluviométriques. Ces phénomènes ont souvent des effets néfastes sur l’environnement, la santé humaine et les économies rurales. Ils représentent ainsi de véritables défis pour les perspectives de développement socio-économiques de l’Afrique.

Comme si cette mesure ne suffit pas, l’Union africaine (UA) a, en outre, souligné dimanche, 3 mars 2019, la vulnérabilité de l’Afrique aux variations climatiques naturelles ou causées par l’homme.

Face à cette situation, l’Union Africaine avait adopté une résolution en janvier 2009, en demandant à la Commission de l’Union de faciliter l’élaboration d’une position africaine commune relative au changement climatique, dans le cadre de la préparation de la quinzième Conférence des Etats Parties (CoP15) à Copenhague.

Le continent africain « devrait être la deuxième région la plus durement touchée par les effets des changements climatiques, juste après les zones polaires », a déclaré l’UA dans un communiqué. « Les effets des changements climatiques entravent déjà le développement économique, et réduisent parfois à néant des années de progrès économiques », a-t-elle ajouté.

Environ 90% des catastrophes naturelles en Afrique subsaharienne sont liées au temps et au climat, et impactent 10 à 20 % de la production économique des pays concernés, selon le communiqué. « Le développement, le climat et les programmes de résilience en Afrique sont donc intimement liés », a déclaré le bloc panafricain.

« Un réchauffement de l’ordre de trois à quatre degrés Celsius aurait des conséquences désastreuses pour l’Afrique, avec des chaleurs extrêmes qui affecteraient la majorité des terres du continent, des risques accrus de sécheresse extrême (en particulier en Afrique australe), une baisse du rendement agricole, des mauvaises récoltes et des inondations », indique le communiqué.

La déclaration de l’UA survient quelques jours avant le Sommet africain de l’investissement dans les projets de résilience aux changements climatiques, qui se tiendra du 6 au 7 mars en Afrique du Sud.

Cet évènement réunira des représentants de l’UA, du Mécanisme d’investissement dans les projets de résilience aux changements climatiques (AFRI-RES), de la Banque africaine de développement, de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et du Groupe de la Banque mondiale, selon l’UA.

Moctar FICOU / VivAfrik              

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here