Le Kenya, pays hôte de la première édition africaine du One Planet Summit

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« Il faut remettre l’environnement au cœur de l’économie », a laissé entendre Emmanuel Macron, président de la République française à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du One Planet Summit le 14 mars 2019 Kenya. En termes clairs, gouvernements, institutions financières, entreprises, ONG sont réunis au Kenya pour la troisième édition du One Planet Summit et la première sur le continent. Plus de 4 000 participants sont attendus. Cette série de sommets lancée par la France en 2017 vise notamment à débloquer des financements en faveur de la lutte contre le changement climatique. 

Critiqué en France pour son « inaction climatique », Emmanuel Macron s’est posé en champion de l’environnement à l’international à Nairobi, au Kenya, en coprésidant le One Planet Summit.

Pour sa 3e édition, le sommet était consacré à des solutions spécifiques à l’Afrique (préservation des forêts, biodiversité, énergies renouvelables…). Le président français a prononcé un discours declôture au cours duquel il a affiché un ton volontariste, appelant « à remettre l’environnement au cœur de l’économie de marché » et à des actions concrètes.

Alors que l’Afrique n’est responsable que de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, 65% de sa population est directement touchée par le changement climatique.

Outre les discours et les tables rondes, une partie du sommet sera donc consacrée à la signature d’initiatives concrètes pour le continent. « Le sommet réunit surtout des acteurs économiques qui prennent des engagements », indique un participant.

La plupart des annonces sont encore secrètes. Néanmoins, on sait que certains contrats aideront les villes africaines à accéder à l’énergie durable. Il y aura des projets pour restaurer les terres dégradées, former les chercheurs ou encore lutter contre la déforestation.

La Banque mondiale doit confirmer le doublement de ses financements, pour aider l’Afrique à s’adapter au changement climatique. « C’est un continent en forte croissance, vulnérable, et c’est une bombe démographique. Il faut éviter qu’il se calque sur des modèles de développements polluants », indique un expert.

Sans dévoiler encore le chiffre, la Banque africaine de développement promet de son côté d’annoncer une importante hausse de sa contribution aux projets verts. Toutefois, beaucoup de chemin reste à parcourir. Notamment rendre les banques commerciales plus vertueuses. « On attend qu’elles arrêtent de financer les énergies fossiles. Mais elles ont du mal à convaincre leurs actionnaires », explique un connaisseur.

Quatre chefs d’Etats font le déplacement, notamment Emmanuel Macron et le Congolais Félix Tshisekedi. Une rencontre bilatérale était annoncée en marge du sommet.

Selon Emmanuel Macron, l’aide de la France au développement des panneaux solaires sur le continent africain serait augmentée à 1,5 milliard d’ici la fin de son mandat, contre 1 milliard initialement annoncé. Il a également promis une enveloppe de 10 millions pour les projets luttant contre la déforestation.

Moctar FICOU / VivAfrik                     

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