La préservation des écosystèmes forestiers analysée à la Semaine africaine du climat

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Semaine africaine du climat (du 18 au 22 mars) qui est vue comme un appel à un dialogue pour lutter contre le changement climatique a permis aux participants d’inviter les décideurs à mettre en place des politiques climat plus inclusives, lançant un dialogue structuré entre les gouvernements et les collectivités locales. Les panélistes ont souligné cette nécessité lors d’un side-event sur « Les CDN en Afrique », dans le cadre de la Semaine africaine du climat ouverte dans la capitale ghanéenne.

En termes clairs, les participants à la Semaine africaine du climat ont relevé à Accra au Ghana, l’état alarmant de la situation des forêts au niveau du continent africain, appelant à adopter des mesures visant la préservation des écosystèmes forestiers. 

Mettant l’accent sur le mécanisme de Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation forestière (REDD+), mis en place lors de la Conférence des Parties UNFCCC, pour inciter économiquement les grands pays forestiers tropicaux à éviter la déforestation et la dégradation des forêts, les participants ont relevé la nécessité d’offrir une incitation économique pour les pays en développement afin qu’il diminuent la déforestation et investissent dans des alternatives plus sobres en carbone pour un développement durable.

Intervenant à cette occasion, la Directrice exécutive de l’Alliance panafricaine pour la justice et le climat (PACJA), Mithika Mwenda, a appelé à la nécessité de mettre en œuvre des mécanismes novateurs pour promouvoir la préservation des forêts.

Selon Mme Mwenda, « il ne suffit pas d’accepter, de signer et d’adopter l’Accord de Paris sur le climat. Mais, il est important d’agir au niveau local, national et régional, relevant le rôle de la société civile dans la recherche de solutions innovantes pour lutter contre la déforestation et les changements climatiques.

Pour sa part, le secrétaire général de Cités et gouvernement locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), Jean Pierre Elong Mbassi, a relevé que les collectivités locales sont les premiers concernés par les effets du changement climatique.

« Pour cette raison, les gouvernements sont appelés à ouvrir des consultations avec les collectivités locales et leur attribuer les ressources nécessaires pour jouer le rôle qui leur revient dans la mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national (CDN ou INDC) », a souligné M. Mbassi.

De son côté, directeur exécutif de l’organisation non gouvernementale « Mpido », Joseph Ole Simel, a noté que l’impact du changement climatique affecte les communautés vulnérables, en particulier les populations autochtones d’Afrique.

« Jusqu’ici, nous nous en sortons très bien, mais je pense que nous devons faire plus », a-t-il souligné, ajoutant que cet événement constitue une occasion de partager les expériences et d’identifier les défis et les meilleures pratiques en matière de préservation des forêts en Afrique.

Le senior manager au conseil international pour les initiatives écologiques locales, Meggan Spires, quant à lui, a appelé à la nécessité de développer les conditions de gouvernance territoriale nécessaires, d’engager les acteurs nationaux et non-étatiques et améliorer la collecte de données sur le processus de mise en œuvre des CDN.

La Semaine africaine du climat a pour objectif d’encourager la mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national (CDN) dans le cadre de l’Accord de Paris et des mesures climatiques pour atteindre les objectifs de développement durable de 2030.

L’événement qui réunit divers acteurs publics et privés, vise à contribuer à démontrer qu’il existe un véritable soutien international en faveur d’un renforcement de l’action climatique.

La Semaine se concentre sur la manière dont l’engagement entre les Parties au processus international dirigé par l’ONU pour faire face au changement climatique et les autres acteurs peut être renforcé davantage dans les secteurs clés pour l’Afrique, notamment l’énergie, l’agriculture et l’habitat humain.

Moctar FICOU / VivAfrik                 

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