Le Mali prêt à relever le défi de l’accès universel à l’eau

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La communauté internationale, célèbre,  chaque 22 mars, la Journée mondiale de l’eau. « Ne laisser personne de côté », c’est le thème retenu pour l’édition 2019 célébrée ce 22 vendredi 22 mars 2019 sur le plan international. Au niveau national,  le Mali a retenu le même thème puisqu’il est d’un intérêt capital comme ont précisé les conférenciers.

Selon le rapport d’activités 2017 de la Direction nationale de l’Hydraulique (DNH), le Mali a, présentement, le taux d’accès à l’eau potable qui est de 65,3% en milieu rural, 74,7% en semi-urbain et urbain et 68% au niveau national. Environ 30% du parc hydraulique est non fonctionnel

La cérémonie officielle aura lieu Centre international de conférence de Bamako (CICB). C’est ce qu’a a annoncé, mercredi dernier la Direction nationale de l’hydraulique (DNH) lors d’une conférence de presse organisée par la société civile en collaboration avec les services techniques de l’Etat, les collectivités, les partenaires au développement et le secteur privé.

Rappelons que la célébration de cette journée a été proposée pour la première fois à l’Agenda 21 de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement de 1992 à Rio de Janeiro lors de laquelle, les Nations unies ont désigné le 22 mars comme la Journée internationale de l’eau.

Depuis lors, chaque année, sa célébration consacre un sujet différent. Le thème 2019 : «Ne laisser personne de côté», s’inscrit dans le cadre de l’adaptation d’une des promesses du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Cette promesse consiste à assurer, d’ici 2030, l’accès de tous à l’eau et une gestion durable des ressources en eau.

Pour le président de la Coalition nationale de la campagne internationale pour l’eau potable et l’assainissement (CN-CIEPA/WASH), Dounantié Dao, l’objectif de la célébration de cette journée, c’est d’attirer l’attention des populations sur l’importance de l’eau et promouvoir la gestion des ressources en eau douce. Au niveau national, c’est l’occasion pour les acteurs de non seulement communiquer sur les efforts de l’État malien et de ses partenaires afin que chaque citoyen puisse accéder à l’eau potable où qu’il soit, mais aussi inviter les autorités à faire plus. « La Journée, contribue aussi à une prise de conscience nationale pour l’accès durable et équitable des communautés aux ressources en eau, et exhorte les décideurs à prendre des mesures adéquates face au phénomène de la pollution et du gaspillage des ressources en eau », a laissé entendre le conférencier Daou.

En termes clairs, l’objectif de la journée vise à attirer l’attention des décideurs et d’autres acteurs du secteur sur la nécessité de prendre des mesures concrètes visant à réduire les inégalités d’accès à l’eau. Par cette conférence de presse, les organisateurs entendaient échanger avec la presse sur le niveau de mise en œuvre de l’Objectif de développement durable point 6 (ODD 6) et identifier les obstacles qui limitent actuellement la réalisation des cibles en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène. Ils ont également profité de ce cadre d’échanges pour informer les acteurs sur la nouvelle approche du mécanisme de redevabilité mutuelle du WASH.

Outre la sensibilisation sur le rôle de veille citoyenne des populations en matière d’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement, pour les organisateurs, il faut plaider auprès des décideurs la nécessité de prendre des mesures concrètes visant à réduire les inégalités d’accès à l’eau, l’assainissement et l’hygiène.

Pour sa part, Yaya Boubacar, Directeur générale a indiqué que la journée met l’accent sur l’importance de l’accès universel à des installations d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène dans les pays en développement. La journée, ajoutera-t-il, est également consacrée à la promotion de la gestion durable des ressources en eau douce.

Selon lui, elle vise aussi à inspirer les gens du monde entier à apprendre davantage sur les questions liées à l’eau, à en parler aux autres et à prendre des mesures pour faire la différence. «L’un de ces problèmes est la crise mondiale de l’eau», s’inquiètera-t-il, avant d’expliquer que la crise mondiale de l’eau comprend des défis tels que la pénurie d’eau, la pollution de l’eau, l’insuffisance de l’approvisionnement en eau et le manque d’assainissement pour des milliards de personnes dans les pays en développement.

Poursuivant son speech, il relevé que plus de 663 millions de personnes vivent sans eau potable près de chez elles. « Elles passent des heures à faire la queue ou à rejoindre des sources éloignées et elles sont confrontées aux conséquences sanitaires de l’utilisation d’eau contaminée », a-t-il déploré. «La conférence de presse constitue l’activité inaugurale de la célébration de la Journée mondiale de l’eau», a annoncé le conférencier. Avant d’ajouter qu’il est prévu au cours de la journée une visite des stands et une conférence débat.

Pour l’édition de cette année, à en croire les conférenciers, plusieurs activités sont organisées à Bamako et à l’intérieur du pays. A ces activités, il faut ajouter le message télévisé du ministre de l’Énergie et de l’Eau, l’exposition du savoir-faire des acteurs, une conférence-débat qui sont entre autres activités programmées à Bamako. Des cérémonies commémoratives de cette journée sont tenues dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti, Sikasso, Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni  selon les organisateurs.

Au Mali, la problématique d’accès à l’eau potable se pose avec acuité malgré les efforts fournis par l’Etat. Pour assurer un accès équitable et un approvisionnement adéquat en eau potable des populations, l’Etat a fait du secteur de l’eau l’une des priorités à travers son engagement pris pour l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici à 2030, conformément à la vision africaine de l’eau.

Moctar FICOU / VivAfrik                     

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