Le coton, une arme contre la pauvreté, selon Bonaventure Kouakanou

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Après les es acteurs de la filière coton de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui s’étaient réunis à Cotonou au Bénin en août 2018, dans le cadre du Projet de partenariat pour l’amélioration de la compétitivité de la filière coton dans les pays du C4 (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad), place à la 12ème réunion annuelle du Programme régional de la production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA) en présence de Bonaventure Kouakanou, Représentant du ministre béninois de l’agriculture le 10 avril 2019. Ce denier voit le coton comme une arme contre la pauvreté en Afrique.

« Le coton est le pilier de l’économie de la plupart de nos pays. Peut-il en être autrement lorsqu’on sait que le coton constitue l’un des premiers produits d’exportation de nos pays, un important pourvoyeur en devise pour nos économies nationales, la principale source de revenu monétaire pour nos populations, un véritable outil de lutte contre la pauvreté sans  oublier l’effet d’entrainement qu’il a sur les autres spéculations agricole ainsi que ses effets induits en matières d’industrialisation, d’infrastructure, d’éducation, d’emploi et de revenu monétaire injecté en milieu rural comme en milieu urbain », vante M. Kouakanou.

Pour sa part, Ousmane N. Traoré, Directeur de la production de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) et président du comité de pilotage du PR-PICA a souligné que le rendez-vous du Bénin se veut être un creusé d’échange des résultats de la recherche et du développement de la filière au titre de la campagne 2018-2019.

« Il marquera un tournant décisif pour le programme en terme de formalisation de sa démarche de prise en charge des problèmes de la production cotonnière de manière globale à travers les axes majeurs que sont la sélection variétale,  l’agronomie et l’anthropologie qui seront l’objet des communications », a-t-il souligné. Ousmane Traore reconnaît qu’en dépit des réformes endogènes déjà entreprises aux prix de lourds efforts, beaucoup reste encore à faire pour améliorer la compétitivité  des filières.

« Il s’agit notamment de la vulgarisation des variétés de coton plus adapté  et répondant aux exigences qu’impose le marché de la fibre. La restauration de la fertilité des sols, la gestion efficiente des aléas divers », a-t-il fait savoir. Saluant cependant « les résultats intéressants obtenus liés à la gestion de la résistance de certains ravageurs ; la mise au point et le suivi des recommandations des produits alternatives ; l’élaboration d’un guide pratique de protection du cotonnier en Afrique ; le renforcement des capacités des conseillers agricoles ».

Pendant trois jours, sociétés cotonnières, interprofessions, institutions de recherche et  des partenaires techniques et financiers auront à présenter la situation de la filière pays, identifier et proposer des pistes pour les défis futurs à relever dans la filière.

Moctar FICOU / VivAfrik               

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