Bassin du Congo : le FEM finance la sauvegarde des aires protégées

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Environ soixante-trois aires protégées sont concernées par le financement durable du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), notamment la zone septentrionale entre le Cameroun, la Centrafrique et la République du Congo, y compris les espaces forestiers en République du Congo, en Guinée équatoriale et au Gabon. Ce financement est destiné à un projet de conservation et mis en œuvre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

L’organisme onusien assurera la coordination du projet durant les cinq prochaines années, avec pour partenaire d’exécution, la Commission des forêts Afrique centrale (COMIFAC). 

En effet, le Bassin du Congo abrite environ 25% des forêts tropicales du monde. Les écosystèmes forestiers et leurs ressources sont indispensables pour le maintien de la planète terre. Les initiatives liées à la gestion des aires protégées qui soutiennent les moyens de subsistance durable sont pour autant nécessaires pour l’amélioration des conditions de vie.

À en croire les promoteurs, le projet sous-régional vise à améliorer durablement le financement du système d’aires protégées à travers, entre autres, la formation, la mise en place des cadres institutionnels et de mécanismes modèles pour assurer la viabilité financière à long terme et des écosystèmes associés dans les six pays concernés.

Du 9 au 10 avril 2019, les parties prenantes se sont rencontrées à Douala, au Cameroun, afin de jeter les bases. « Cette rencontre se tient à un moment important pour orienter stratégiquement le projet régional. En effet, les six pays bénéficiaires ont reçu un appui financier du FEM d’un montant de huit millions cent quatre-vingt-un mille dollars américains pour la mise en œuvre du projet régional par le PNUD, avec pour partenaire d’exécution la COMIFAC », précise un communiqué de l’agence onusienne.

Mieux, la concrétisation de ce financement durable constitue un moyen d’assurer la conservation de la biodiversité du Bassin du Congo, a estimé le secrétaire exécutif de la COMIFAC, Raymond Ndomba Ngoye. « Les résultats de ce projet sont très attendus par les pays participants, car le financement durable des aires protégées est un moyen d’assurer la conservation du Bassin du Congo qui a une valeur inestimable », a-t- il ajouté.

Malgré des efforts réalisés ces dernières années, de nombreux risques subsistent. À l’issue de leurs échanges à Douala, les délégués des pays membres ont pu formuler quelques pistes de solutions, en mettant l’accent sur la coordination et l’appropriation des outils par les parties prenantes.

« La priorité doit être accordée à présent à la phase d’expérimentation des solutions de financement durable qui sera extrêmement intéressante et pourra transformer durablement les aires protégées de la sous-région », a indiqué le Dr Martin Zeh-Nlo, responsable de l’Unité développement durable et résilience climatique.

Moctar FICOU / VivAfrik

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