Le Gabon compte réduire de 50% les importations alimentaires d’ici à 2023

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Les autorités du Gabon ont officiellement présenté la nouvelle Stratégie de développement du secteur agricole en présence des différents acteurs dudit secteur. La cérémonie de présentation a été présidée par le ministre de l’Agriculture, Biendi Maganga Moussavoueu à Akanda au nord de Libreville le 10 avril 2019.

La nouvelle stratégie qui, selon le ministre de l’Agriculture, est riche en expériences des autres programmes. Elle a pour but, entre autres, de réduire de 50% les importations alimentaires qui coûtent actuellement 450 milliards de francs CFA par an à l’Etat gabonais ; de favoriser le développement socio-économique harmonieux de certaines zones ; d’accroître, à court terme, la part de l’agriculture dans la richesse nationale qui est actuellement de 5% ; de lutter contre le chômage des jeunes, une lutte qui pourrait créer 15 à 20 000 emplois d’ici à 2023, et de garantir une plus grande sécurité alimentaire.

Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement entend mettre en place un laboratoire de sécurité alimentaire avec un spectre large d’analyses biomédicales et biologiques, prendre des dispositions réglementaires pour mieux contrôler l’alimentation de rue, la transformation et le stockage des produits agricoles et installer des airs de quarantaine aux frontières.

Ladite stratégie passe, selon le ministère de l’Agriculture, par la Réforme de la formation agricole, qui consiste en l’ouverture du  Lycée agricole de Lébamba (dans la Ngounié) avec l’ouverture en septembre prochain de trois classes de 2nde ; à l’insertion des filières agricoles dans les Centres de Formation et de Perfectionnement Professionnels (CFPP) ; à l’insertion des filières agricoles dans les Lycées Techniques ; à la mise en place des «Classes Vertes» dans les écoles et collèges et la mise en place de six (6) incubateurs agricoles.

Selon le ministre de l’agriculture Biendi Maganga Moussavou qui exposait aux acteurs du secteur les grandes lignes de cette stratégie, le gouvernement bénéficiera du soutien des bailleurs de fonds et du secteur privé pour atteindre ces objectifs.

« Nous courons derrière l’autosuffisance alimentaire, nous courrons pour assurer pleine la sécurité alimentaire et faire en sorte que chacun puisse consommer local en toute quiétude », a-t-il déclaré à la presse, notant que cette nouvelle stratégie tire les enseignements des précédents essais et regroupe non seulement l’expertise des bailleurs de fonds mais celle du ministère de l’Agriculture et du secteur privé.

En termes de chiffre, l’objectif visé est d’atteindre une production végétale de 20 000 tonnes de riz à l’échéance 2020-2021 et 200 000 tonnes pour le maïs et soja en 2022. La production animale visée est de 51 000 poulets de chair en 2022 et près de 18 000 porcs, 40 000 Bovins et 100 000 Caprins et Ovins d’ici 2021.

«La valeur ajoutée de cette nouvelle stratégie est qu’elle tire des nombreux enseignements des précédents essais. Elle a pour mérite de regrouper l’expertise non seulement des bailleurs de fonds, de la FAO, de celle acquise par l’ensemble des fonctionnaires du ministère et la volonté du secteur privé auquel nous donnons une place prépondérante dans le succès de ce que nous sommes en train de faire», a déclaré le ministre de l’Agriculture avant d’inviter les uns et les autres de faire de l’Agriculture un business en tenant compte de la valeur ajoutée avec la transformation des produits, des goûts et habitudes de sa clientèle.

En vue de doter le pays de statistiques fiables et actualisées, le Gabon a lancé en décembre 2018 l’opération de recensement général de l’agriculture.

Moctar FICOU / VivAfrik                      

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