Hausse de la croissance : l’Ouganda mise sur les investissements dans les infrastructures

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Le Fonds monétaire international (FMI) a expliqué, dans son dernier rapport sur l’Ouganda, publié mercredi 8 mai 2019 que l’économie de ce pays pourrait croître en moyenne de 6 à 7 % au cours des cinq prochaines années, grâce aux investissements dans les infrastructures.

A signaler qu’en 2017, la croissance de l’Ouganda s’était établie à 5 % avant de grimper à 6,2 % en 2018. Une progression qui témoigne la bonne santé de l’économie ougandaise, confirmée par ces nouvelles prévisions du FMI.

L’institution financière estime, dans le document, que la multiplication des projets d’infrastructures pour profiter des ressources pétrolières du pays dont la production est prévue pour démarrer d’ici à 2022 s’est révélée l’un des principaux moteurs de cette croissance.

La seule fausse note, selon le FMI, est la stratégie d’endettement du gouvernement ougandais visant à financer ces infrastructures. Celle-ci pourrait peser sur les finances publiques.

L’augmentation du taux des investissements (8,9 %) notamment dans les infrastructures au cours de l’exercice fiscal 2017/2018 s’est accompagnée d’une hausse de la dette publique à 41,3 % du PIB au cours de la même année (contre 38 % au cours de l’exercice précédent). Pire, la part de la dette extérieure a grimpé à 27,8 % contre 24,3 % au cours de l’exercice précédent.

« Bien que le niveau d’endettement de l’Ouganda demeure peu exposé au risque de surendettement, les administrateurs [du FMI, ndlr] ont averti que les paramètres de la dette s’étaient affaiblis, que certains projets d’investissement pourraient ne pas générer le rendement escompté et que les paiements d’intérêts sont en hausse », a indiqué le FMI.   

Si l’on se fie aux projections, le taux d’endettement de l’Ouganda pourrait accroître de 42,2 % du PIB à la fin de l’exercice budgétaire en cours pour atteindre les 50,7 % du PIB au cours de l’exercice 2021/2022. La part de la dette extérieure devrait atteindre les 33,9 % en 2021/2022 contre 27,7 % prévu pour l’exercice en cours.

De l’avis du FMI, les paiements d’intérêts devraient représenter jusqu’à 20 % des recettes ougandaises en 2019-2020, un niveau généralement associé uniquement aux pays à haut risque ou en situation de surendettement.

Moctar FICOU / VivAfrik

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