Les journaux font état de l’insécurité alimentaire en Afrique

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Le continent noir est frappé de plein fouet par une sécheresse sans précédent engendrée par un déficit pluviométrique. Cette situation expose les pays africains à l’instar de la Mauritanie à une insécurité alimentaire inquiétante. Les médias en ligne n’ont pas passé sous silence cette question lancinante.     

lemonde.fr titre à cet effet, « En Mauritanie, « 559 000 personnes seront en insécurité alimentaire pendant la période de soudure ». Rainatou Baillet, directrice adjointe du PAM en Mauritanie cité par le journal tire la sonnette d’alarme : « depuis 2018, la sécheresse menace les populations du sud et de l’est du pays ».

Dans une interview accordée à nos confrères, Rainatou Baillet évoque la situation alimentaire en Mauritanie. « La situation est inquiétante. Dans ce pays du Sahel semi-aride, l’insécurité alimentaire est assez récurrente. Tous les trois à cinq ans, comme ailleurs dans la région, les populations peuvent se trouver affectées par un déficit de pluies, des invasions de criquets voire des inondations. En 2018, elles ont souffert du déficit de pluies de 2017. Nous avions alors tiré la sonnette d’alarme pour tous les pays de la région frappés par cette sécheresse. Lorsqu’ils sont confrontés à un choc qui affecte leurs ressources alimentaires, les populations d’éleveurs vendent leur bétail pour survivre. Cette année, on s’attend à ce que certains ménages se retrouvent dans une situation critique car c’est la deuxième année consécutive. Quant aux plus précaires, ils avaient déjà vendu le bétail en 2018 ».

Poursuivant son argumentaire, il ajoute « on estime que 559 000 personnes seront en situation d’insécurité alimentaire pendant la période de soudure qui va de juin à septembre, contre 538 000 en 2018. On s’attend donc à un moment difficile où l’on va devoir assister les plus vulnérables. Selon nos prévisions, la malnutrition aiguë globale pourrait affecter 11,6 % de la population mauritanienne avec un taux de cas sévères à hauteur de 2,3 %. Le seuil d’urgence étant fixé à 2 %, nous sommes en alerte ».

Le site d’information scalingupnutrition.org de son côté, jette son dévolu sur les nouvelles directives mondiales publiées par le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire. Ainsi, le journal affiche à sa une « Nouvelles directives pour une meilleure analyse de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition, notamment dans les zones où l’accès humanitaire est impossible ».

A en croire le journal, « les nouvelles directives mondiales publiées par le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) vont perfectionner les processus d’analyse de la nutrition et de la sécurité alimentaire et améliorer la qualité des informations qui seront donc plus exploitables au moment de faire face aux crises humanitaires. Après d’intenses consultations, des experts de la nutrition et de la sécurité alimentaire de 15 organisations ont publié une troisième version du manuel technique IPC. Outre l’échelle de l’insécurité alimentaire aiguë de l’IPC, elle intègre deux nouvelles échelles mesurant l’insécurité alimentaire chronique et la malnutrition aiguë. Elle propose également une reclassification de la phase 5 de l’échelle de l’insécurité alimentaire aiguë de l’IPC appelée « Faim aiguë probable ».

De plus, indique le journal, « le nouveau manuel propose de nouvelles exigences en termes de données en vue d’analyser les zones où l’accès humanitaire est limité voire impossible. Dans ces zones, la collecte de données fiables en matière de sécurité alimentaire et de nutrition est entravée par des défis majeurs, notamment des contraintes sécuritaires, juridiques et logistiques, qui empêchent souvent les acteurs humanitaires d’atteindre les populations en temps de crise ».

« L’impact de la malnutrition devraient être une préoccupation majeure pour les décideurs politiques en Éthiopie. En effet, selon la dernière enquête démographique et sanitaire (DHS) menée dans le pays, environ 5,8 millions d’enfants de moins de 5 ans (soit 38%) souffrent de malnutrition chronique (retard de croissance ou petite taille par rapport à l’âge). Les conséquences irréversibles que cela a sur le développement physique et cognitif de l’enfant ont un également un effet néfaste sur le PIB du pays, et l’espoir d’une croissance future », commente le site d’information histoires.wfp.org.

Moctar FICOU / VivAfrik

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