Les parties prenantes et la Banque mondiale valident le rapport PIF 2018 de la RDC

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La stratégie de la gestion durable des forêts s’avère payante en République démocratique du Congo (RDC). En effet, assistées par la Banque mondiale (BM), les parties prenantes ont adopté le rapport annuel du Programme d’investissement forestier (PIF) de la RDC de l’année 2018. Cette validation est perçue comme un signal fort quant à l’engagement de la RDC à lutter contre le changement climatique. 

Réunis à Kinshasa samedi 25 mai 2019, les parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre du Programme d’investissement pour la forêt de la République démocratique du Congo (PIF/RDC) ont validé le rapport annuel du PIF/RDC pour l’exercice 2018 conformément au format requis en présence des représentants de l’Etat congolais, ceux des bailleurs de fonds et des représentants de la Société civile. Cette étape fait suite à la collecte de données mais aussi au fait que les critères pour les thèmes qualitatifs ont été revisités.                      

« La gestion durable des forêts est un processus qui nécessite des moyens financiers importants. Dans cette optique, il existe un programme retenu au niveau mondial, appelé Programme d’investissement des forêts (PIF). La RDC figure parmi les pays éligibles à ce programme. Ce programme oblige donc à chaque pays membre de publier un rapport national chaque année. C’est pourquoi, après l’élaboration d’un Draft par nos experts, toutes les parties prenantes au PIF/RDC se sont retrouvées à Kinshasa pour adopter le rapport final afin de lui donner un caractère national », a expliqué, Benjamin Toirambe, Secrétaire général à l’Environnement.

Lui succédant au micro, John Muloba, Point focal du PIF/RDC, a positivement apprécié le travail abattu par les experts de la RDC. Selon ses dires, le draft est déjà bien ficelé, soulignant que l’adoption du rapport national ne pouvait donc pas être compliqué, en dépit de quelques amendements formulés par les participants à l’atelier de validation.

« Le rapport 2018 revêt un caractère exceptionnel dans la mesure où le projet est en train d’évoluer au fur des années. Sur le terrain, les réalisations sont visibles. Ceci est traduit dans le rapport validé ce jour, confirmé par les différentes parties prenantes. Ce qui, en d’autres termes, signifie qu’il y a exécution dans différents sites et qui évoluent normalement. Le rapport 2018 adopté traduit réellement les bonnes évolutions des financements sur le terrain », a laissé entendre John Muloba.

« Les perspectives d’avenir sont bonnes. La RDC est un pays champion dans la lutte contre le changement climatique. Ce qui fait que la mobilisation dont nous avons bénéficié à ce jour dans le financement par les différents partenaires, notamment la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, n’est pas suffisant. Nous comptons mobiliser davantage pour que nous puissions demeurer champions dans cette lutte contre le changement climatique », a poursuivi le Point focal du PIF/RDC.

Les participants de cet atelier se sont convenus du rôle non négligeable que joue le PIF/RDC dans la lutte contre le changement climatique. Les experts en veulent pour preuve la contribution de l’«Initiative louable » dans le Programme des Nations Unies pour la réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts (REDD+). A les en croire, le PIF vise à démontrer la faisabilité de la REDD+ en RDC et ses différentes approches. Ici, les expériences du PIF sont en cours de capitalisation dans la mise en œuvre des programmes sectoriels.

Hormis ce volet, une des multiples composantes du PIF cofinance le secteur privé pour la mise en œuvre des activités d’agroforesterie. Des modèles plus ou moins intégrés sont déployés depuis 2017 auprès de 48 porteurs de projets. Ils attestent déjà des résultats significatifs avec notamment la réalisation de plus de 5474,9 hectares d’agroforesterie.

S’agissant de l’appui du PIF/RDC à la Société civile, il faut noter que les Organisations de la Société civile participent à la mise en œuvre des projets en tant que membres des instances de pilotages et de concertation, en tant qu’agences locales d’exécution et/ou en tant qu’opérateurs. Elles sont également impliquées dans l’élaboration des politiques de sauvegardes environnementales et sociales.

Moctar FICOU / VivAfrik

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