Les pays africains à l’assaut de l’assainissement, la presse en fait écho

0

Plusieurs pays d’Afrique se sont lancés dans un processus d’assainissement de leurs villes. Une initiative portée par des élus locaux africains qui ont réaffirmé leur engagement à concevoir et à mettre en œuvre des stratégies d’assainissement équitables au profit de leurs administrés durant le congrès d’AfricaSan à Cape Town en Afrique du Sud.  

Révélant son appréciation sur l’acte posé par les élus locaux, Mme Soham El Wardini, maire de Dakar, la capitale sénégalaise, a évoqué, lors d’une interview accordée allafrica.com, l’importance de cette rencontre.  

« D’abord, permettez-moi de remercier l’ONG Speak Up Africa qui nous a permis de participer à cette importante rencontre. Il faut reconnaitre que c’est déjà un acte de haute facture qui a été posé lors du Congrès d’AfricaSan à Cape Town. Les élus locaux représentent les populations à la base, donc ont le devoir de mettre en place des stratégies innovantes et inclusives pour permettre à leurs administrés d’accéder à un assainissement équitable. Il faut le rappeler, le taux d’accès à un assainissement décent est relativement faible. Donc il urge pour nous élus locaux d’Afrique, de prendre des initiatives allant dans le sens d’alléger les populations qui sont les premières victimes de ces carences des politiques publiques », a confié la mairesse de Dakar.

Se prononçant sur les critères d’une stratégie d’assainissement équitable, elle ajoute : « Tout d’abord, il faudrait mettre en place un cadre législatif et règlementaire pertinent et ainsi préciser le rôle des  différents acteurs  qui interviennent  dans le secteur de l’assainissement en mettant les collectivités territoriales au cœur du dispositif. L’Etat devra par conséquent assurer un  financement durable du secteur de l’assainissement et renforcer la capacité des collectivités territoriales dans la gestion, l’entretien des ouvrages et la maitrise d’ouvrage en matière d’assainissement. Il ne faudrait pas occulter, dans le souci d’une politique qui se veut participative, le rôle des acteurs locaux, des partenaires techniques et financiers et des ONG qui interviennent dans le domaine de l’assainissement ».

Tous ces préalables nous permettrons de proposer des solutions techniques adaptées selon les zones à assainir et de partager les bonnes pratiques en matières d’assainissement, tout en insistant sur le changement de comportement des populations à la base par une bonne politique d’éducation, d’information, et de sensibilisation.

linitiative.ca pour sa part se penche sur la 6ème édition du Salon international des technologies de l’eau et de l’assainissement (SITeau) qui se tiendra du 11 au 13 juin 2019 à Casablanca au Maroc.

« Technologies de l’eau et de l’assainissement : La 6e édition du SITeau du 11 au 13 juin à Casablanca », titre à cet effet nos confrères.

« Initiée par Field Attitude, cette édition du SITeau se veut être un vecteur de rassemblement des parties prenantes nationales et internationales et des jeunes, notamment sur la question de la préservation de l’eau dans le but de placer l’eau dans le projet «nouveau modèle de développement» engagé au Maroc sous les Hautes directives de SM le Roi Mohammed VI », lit-on dans le journal qui cite un communiqué des organisateurs.

Selon la même source, explorer la place de l’eau et de l’énergie dans un nouveau modèle de développement intégrant les paradigmes «changements climatiques et transition écologique» permettra aux participants de proposer des solutions innovantes, des méthodologies et des scénarios de gouvernance améliorée en considérant les approches publiques et leurs leviers réglementaires et fiscaux. Pour les opérateurs, quel que soit leur secteur d’activité et leur taille, la question n’est plus de savoir s’ils sont concernés par la dynamique en faveur du développement durable, mais comment exister avec ce nouveau paradigme, devenu un facteur déterminant de compétitivité et leur permettant d’être qualifiés de socialement responsables.

« Bénéficiant du soutien des institutionnels et des parties prenantes concernées ainsi que du Label du 9ème Forum mondial de l’eau, qui se tiendra en mars 2021 à Dakar au Sénégal et où le Maroc décerne le prestigieux Prix Hassan II, cette plate-forme de débats offrira l’occasion de s’interroger, de proposer des voies alternatives, de valoriser les bonnes pratiques et de tirer des leçons d’expériences non abouties, conclut le communiqué », détaillent le quotidien.

De son côté, maliactu.info indique que la ville de Bamako (capitale malienne) a un véritable problème d’assainissement. La situation devient de plus en plus compliquée surtout pendant l’hivernale. D’où ce titre du journal : « Curage des caniveaux : Un facteur de prévention des inondations ».

«Pour pallier aux multiples inondations occasionnant des pertes en vie humaine et de dégâts matériels importants, la Mairie du District lance, chaque année, à un programme de curage de caniveaux et des collecteurs à l’approche des saisons de pluies, sous la supervision de la Cellule technique d’appui aux collectivités (CTAC), cheville ouvrière de ces opérations. Pour en savoir plus, notre équipe de reportage a rencontré son directeur général adjoint, Amadou Konaté », précise le site. 

Qui rappelle que de 2015 à 2016, a-t-il rappelé, une convention a été signée entre la Société marocaine Ozone- Mali et la Mairie du District pour l’assainissement de la ville, et le curage de caniveaux.

Le site d’information malijaw.com qui confirme cette information va même plus loin et affiche à sa Une : « Assainissement : La mairie du district prévoit 972 millions de FCFA pour le curage des caniveaux de Bamako ».

Si l’on se fie à nos confrères, pour curer 184 000 mètres de caniveaux en vue de prévenir contre les risques d’inondations dans la ville de Bamako, la mairie du district prévoit un programme de curage des caniveaux de 184 000 mètres à hauteur de 972 millions de FCFA pour l’hivernage.

« L’information a été donnée par le maire du district, Adama Sangaré le lundi 20 mai dernier à la faveur d’une session extraordinaire du conseil du district tenue à l’hôtel de ville. C’était en présence des responsables des services de la protection civile et d’assainissement », renseigne le média en ligne.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here