Les « voleuses de sable » pillent les plages Cap-verdiennes

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Les plages paradisiaques du Cap-Vert tant prisées par les touristes sont de plus en plus menacées par les « voleuses de sable », les femmes qui creusent de gros cratères dans ces plages sans se soucier des conséquences écologiques désastreuses de cette pratique.

L’archipel du Cap-Vert peut se targuer de disposer des baies interminables, bordées de végétation luxuriante. Mais aujourd’hui, le constat est alarmant car la plus part des plages ont des allures de carrières à ciel ouvert. La raison ? Les femmes appelées dans le pays les « voleuses de sable » ne cessent de racler, chaque jour, le sable de ces gigantesques mines avec des galets. Elles grattent le fond de la mer jusqu’à 4 heures par jour avec des outils de fortune en vue d’extraire le sable volcanique. La production vendue à vil prix est sensée améliorer les conditions de vie des ménages.  

Selon ces braves dames, elles gagnent environ 100 € pour trois semaines de dur travail. Seau après seau, expliquent les « voleuses de sable » à nos confrères de francetvinfo.fr, le précieux chargement de sable volcanique est remonté sur la plage. Ces femmes portent jusqu’à 50 kg sur la tête à chaque voyage. Un travail traditionnellement réservé aux femmes. « C’est pour [mes trois enfants] que je fais ça, pour leur payer l’école et les nourrir », explique l’une d’entre elles.

L’activité est totalement illégale mais aucune d’entre elles n’a jamais été inquiétée par la police. Des acheteurs viennent sur la plage pour se fournir en sable à prix cassés. Pour environ trois semaines de travail, ils paient environ 100 €, soit deux fois moins cher que dans le commerce. Selon un militant écologiste local, les clients sont des particuliers et des entreprises du BTP qui transforment le sable le plus souvent en ciment.

Moctar FICOU / VivAfrik

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