Dr Marième Pollèle Ndiaye évoque le lien entre communication et DD

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La communication joue un rôle important dans le processus du développement durable (DD), a dit Dr Marième Pollèle Ndiaye. La Maîtresse-assistante du CAMES s’est même permis de tisser un lien étroit entre communication et développement durable. L’Enseignante-chercheure en sciences de l’information et de la communication UFR des Civilisations, Religions, Arts et Communication (CRAC), section Communication de Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal) a aussi largement évoqué la genèse de ce concept.                     

Des effets néfastes de la révolution industrielle marqués surtout par la surexploitation des ressources naturelles tels que le charbon, le pétrole, le bois, etc. à la dégradation des habitats de la faune et à la diminution d’espèces animales et végétales engendrées par la pollution, le braconnage, l’extraction minière…, rien n’est laissé au hasard. 

Mme Ndiaye s’exprimait à l’Ecole Supérieure de Journalisme, des Métiers de l’Internet et de la Communication (E-jicom) lors des « Invité du mercredi Ejicom » sur le thème : « Communication et développement durable ».   

A ces maux, s’ajoute une augmentation de la population mondiale. 7,637 milliards d’humains au 1er janvier 2019, selon les projections de l’Organisation des Nations unies (ONU). Sur les 8 pays à forte progression démographique d’ici à 2050 : 5 sont africains (Tanzanie, Nigéria, RDC, Ethiopie, Egypte), a-t-elle relevé lors de cette rencontre.

Se prononçant sur la société de consommation, l’Enseignante-chercheure parle de phénomène de l’obsolescence programmée marquée par l’augmentation des déchets (chimiques, industriels, ménagers) et des problèmes de gestion qui ont pour conséquences la baisse de la qualité de l’air, les risques de maladies etc.

L’augmentation de la fracture sociale n’est pas non plus épargnée entre les pays du Nord et ceux du Sud ; pays du Sud contre du Pays du Sud ; national et local. L’Afrique subsaharienne connait plus d’inégalités que l’Europe, la Russie ou la Chine, a-t-elle laissé entendre, citant le Laboratoire sur les inégalités mondiales, 2018.

A l’en croire, les catastrophes environnementales avec des conséquences sanitaires et sociales dues à la pêche illégale sur les côtes africaines sont rythmées la destruction des écosystèmes des poissons et menace la pêche artisanale. Les océans, les fleuves et cours d’eau sont devenus des dépotoirs d’ordures à ciel ouvert. La baie de Hann au Sénégal, en est une parfaite illustration.

Pour faire face à cette catastrophe, Marième Pollèle Ndiaye invite l’humanité à « agir autrement (avec) plus d’égalité, plus de protection de l’environnement et moins de gaspillage ». Selon elle, les phénomènes globaux reposent sur la prise de conscience progressive.

Définissant le Développement durable comme étant une « prise en compte des impacts environnementaux et sociaux de l’activité économique sur la planète, elle relève qu’il s’oppose au Développement économique traditionnel. A ses yeux, le Développement durable est une nouvelle manière de penser nos modes de vie (consommation, production, déplacement, etc.) et le vivre ensemble (solidarité, éthique, équité).

Le Développement durable prône en outre de repenser le mode de gouvernance habituel en faisant participer les habitants et les acteurs locaux dans la mise en œuvre de projets englobant 3 piliers essentiels : social, économique et environnemental.

Dr Ndiaye explique enfin la complexité du Développement durable. Il est miné, selon elle, par le défi de la mobilisation des publics ; le décalage entre l’adhésion aux discours et les pratiques ; le temps écologique contre le temps humain mais aussi contre le temps politique ; la nécessité de médiations scientifiques et les techniques à l’aide de la communication.                 

Moctar FICOU / VivAfrik

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