Les femmes africaines en quête de places dans l’innovation technologique

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Paris, la capitale française, a accueilli en début de semaine la seconde édition du Forum des femmes africaines chefs d’entreprise, un événement organisé par l’Africa CEO Forum. Près de 250 participants venus de 31 pays ont discuté de l’innovation et du rôle des femmes dans les nouvelles technologies. Un secteur en pleine mutation avec l’avènement de l’intelligence artificielle. Une technologie dont les femmes doivent s’emparer, explique Hajer Khader Bizri, numéro 2 de la Women in Business Initiative. « Les femmes sont sous représentées dans les filières scientifiques et cela pose un vrai problème puisqu’après, on a ce qu’on appelle un biais dans l’innovation et on se retrouve avec des innovations biaisées parce que testées et pensées uniquement par des hommes. Donc il y a vraiment ce défi d’avoir plus de femmes qui créent des algorithmes, qui soient dans les domaines scientifiques pour que les produits et les services que les entreprises mettent sur le marché soient adaptés à l’ensemble de l’humanité », a expliqué dans les colonnes de africanews.com, Hajer Khader Bizri, directrice-adjointe de Women in Business Initiative Africa CEO Forum.

Le numérique contribue à plus de 5 % au PIB du continent africain

Un monde de l’entreprise plus inclusif donc, qui ne se fera que grâce à des réseaux de femmes influentes. « Il y a en fait un club de garçons où les hommes appellent d’autres hommes et leur disent de me nommer à ce poste, ce que j’ai découvert récemment. Alors que les femmes n’appelleront jamais quelqu’un pour les nommer, elles veulent être nommées sur la base de leur mérite. Ainsi, avoir des réseaux solides me permet de dire : « vous savez ce que cette femme est vraiment qualifiée, il y a ce poste, laissez-moi l’appeler et lui dire : “Je veux vous nominer pour ce poste”. Voilà donc le genre de réseautage et d’environnement que les femmes n’ont pas », soutient Nathalie Munyampenda, directrice générale de Next Einstein Forum. À l’heure de la transformation digitale, le numérique contribue à plus de 5 % au PIB du continent, et ce chiffre devrait atteindre 8 % en 2020. Une révolution technologique porteuse de nouvelles opportunités pour les femmes africaines qui, aujourd’hui, n’occupent que 11 % des postes à responsabilités dans les nouvelles technologies, ajoute le journal.

Mise en avant du phénomène de la reverse innovation

Les 27 et 28 juin prochain se tiendra à Marrakech la troisième édition du Women In Africa (WIA) Summit, l’événement annuel qui rassemble les femmes entrepreneures des 54 pays du continent africain et d’ailleurs, en vue de les outiller et débattre autour de l’entrepreneuriat et du leadership des femmes africaines. Aude de Thuin, éminente entrepreneure et fondatrice de Women In Africa Initiative s’est confiée à La Tribune Afrique en ce sens. Cette année, 500 femmes et hommes venant de 75 pays fouleront le sol marrakchi le temps du Women In Africa (WIA) Summit, du 27 au 28 juin prochain. Parmi eux, 54 femmes viendront de chacun des pays du Continent pour aiguiser leurs compétences de patronnes et gestionnaires dans le cadre du programme WIA 54, conçu par l’organisateur de l’événement, la fondation WIA Philantropy en partenariat avec plusieurs structures dont le cabinet Roland Berger. Un programme à l’issue duquel seront mise à l’honneur 7 lauréates opérant dans sept secteurs savoir : l’agriculture, le digital, l’éducation, la fintech, la santé, l’environnement et l’innovation sociale. « Comment les femmes africaines engagent le monde et créent un nouveau paradigme », telle est la thématique centrale abordée à cette édition. Les discussions tourneront notamment autour de l’éducation des filles, de sciences, des femmes dans les médias, mais aussi de corruption. Deux prix particuliers seront décernés : la femme agricole de l’année pour récompenser une femme investie dans ce domaine et l’homme africain de l’année pour reconnaître l’engagement d’un homme dans la promotion des femmes au sein des milieux socio-économiques, précise encore La Tribune Afrique.

Les enjeux de l’innovation pour la PME africaine au menu de « HUB Africa » 2019

La 7ème édition de « HUB Africa », première plateforme des investisseurs et des entrepreneurs en Afrique s’est déroulée les 12 et 13 juin 2019 à Casablanca au Maroc. Occasion saisie par les participants pour passer en revue les enjeux de l’innovation pour les PME du continent africain. Lors de la rencontre qui a pour thème : « Open innovation au service de la PME Africaine », les experts se sont convenus que l’entrepreneuriat favorise l’innovation et contribue au rayonnement non seulement du Maroc mais également du continent africain. D’après eux la majorité des start-ups, de par le monde, sont porteuses d’innovation. Outre ce thème, les participants ont échangé sur la transformation digitale, le financement de l’innovation et de la recherche en Afrique, l’apport du digital dans le développement des entreprises et l’impact de la révolution digitale sur les métiers, les organisations et les hommes, renseigne vivafrik.com.

27 nouveaux centres d’innovation TIC dans le réseau africain d’AfriLabs

Le réseau panafricain de centres d’innovation TIC, AfriLabs continue de s’agrandir. En effet, la structure a enrôlé, le 10 juin 2019, 27 nouveaux hubs technologiques présents dans six pays d’Afrique. Il s’agit du Botswana, de la Guinée, de la Libye, de Maurice, du Soudan du Sud et de la Tunisie. Avec l’adhésion de ces nouveaux centres d’innovation technologique, le réseau d’AfriLabs compte désormais 158 centres dans 45 pays, dont 82 villes. L’ajout des 27 nouveaux centres d’innovation TIC à son réseau rapproche l’organisation de son objectif consistant à couvrir l’ensemble de ses communautés dans les 55 pays africains, selon la directrice exécutive d’AfriLabs, Anna Ekeledo. « Nous pensons qu’en atteignant cet objectif, nous nous rapprochons d’un continent intégré et prospère, favorisé par la collaboration ouverte, l’innovation et l’entrepreneuriat, animé par les pôles et leurs communautés à travers l’Afrique », a-t-elle confié à vivafrik.com.

Moctar FICOU / VivAfrik        

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