Énergie renouvelable : les compagnies multiplient leurs investissements en Afrique

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La société allemande d’investissement, GreenTec Capital Partners a réalisé une prise de participation dans le capital de WidEnergy Africa Ltd, une entreprise zambienne dirigée par des femmes et spécialisée dans la commercialisation d’appareils fonctionnant à base d’énergie solaire (lampes, chargeurs solaires pour téléphone…) Cette opération marque le septième investissement de la firme allemande sur le continent et le deuxième réalisé depuis le début de l’année 2019. GreenTec cible en général des entreprises technologiques africaines, ayant un potentiel de croissance prouvé et un impact social et environnemental conséquent. Dans une note publiée en février 2019, le groupe français de réflexion Institut Montaigne indiquait que l’énergie solaire représente une solution prometteuse, qui peut être déployée rapidement et à grande échelle pour les 645 millions d’Africains qui n’ont pas accès à une source d’énergie sur le continent, révélé l’agenceecofin.com.

Une centrale solaire de 45 MW inaugurée à Mariental (Namibie)

La Namibie se dote désormais d’une centrale solaire de 45 MW. Cette capacité fait d’elle la plus grande centrale du pays. L’infrastructure est officiellement inaugurée par Alten Energias Renovables le 20 juin 2019. Ce parc solaire est implanté dans la municipalité de Mariental, dans le sud du pays. Le projet qui s’étend sur 100 hectares produit assez d’énergie pour alimenter 70 000 personnes. La mise en place de la centrale a coûté 70 millions $, dont plus de 50 millions ont été mobilisés auprès de la Standard Bank d’Afrique du Sud et de la Proparco, la branche de l’Agence française de développement (AFD) consacrée aux entreprises privées. Elle a une durée d’exploitation de 25 ans et sa production est cédée à la NamPower, la compagnie électrique nationale de la Namibie. Le développement de cette centrale entre dans le cadre de l’ambition de la Namibie de réduire ses importations d’énergie, grâce au développement de centrales d’énergies renouvelables. Le pays a, en effet, une capacité de production de 490 MW pour un pic de demande électrique de 639 MW. Il compte faire baisser ses importations d’électricité de 20%, d’ici à 2025, a souligné pour sa part vivafrik.com.

Macky Sall va recevoir le prix d’« Homme de l’année du secteur pétrolier africain »

Africa Oil & Power remettra le prix d’« Homme de l’année du secteur pétrolier africain » à Macky Sall lors de sa conférence annuelle au Cap. Le président Sénégalais est reconnu pour ses efforts visant à relancer l’économie sénégalaise et à créer un marché attractif pour le pétrole et le gaz. Il Macky Sall prononcera un discours à Africa Oil & Power 2019. Macky Sall, Président de la République du Sénégal, se verra remettre le prestigieux prix « Homme de l’année » lors de la conférence Africa Oil & Power, qui se tiendra du 9 au 11 octobre 2019 au Cap. Le prix sera remis au président lors de la conférence, au cours de laquelle il présentera également le discours liminaire. Le Sénégal est une frontière mondiale pour les découvertes de pétrole et de gaz – bien connu comme le marché africain où faire de grandes découvertes de pétrole et de gaz, en grande partie grâce à une campagne de plusieurs décennies menée par Sall pour améliorer la transparence, créer un environnement d’investissement attractif et relancer la croissance. « Alors que les pays africains de tout le continent cherchent à stimuler la croissance et à se diversifier économiquement, le Sénégal est un bon exemple de pays qui fait fonctionner l’énergie – il crée un environnement propice au succès des affaires, attirant d’énormes investissements internationaux, tout en assurant des nombreuses opportunités d’investissement en amont et en aval et de développement des capacités locales », a déclaré Guillaume Doane, PDG d’Africa Oil & Power. « S.E. Macky Sall est l’un des principaux dirigeants africains, non seulement dans les domaines du pétrole et du gaz, mais également en tant que défenseur de la réussite économique globale. Nous sommes honorés de lui remettre ce prix », a renseigné le site d’information africanews.com.

Macky Sall insiste sur un résultat plus productif

Sall a d’abord occupé le poste de PDG de l’entreprise étatique Petrosen de 2000 à 2001, avant de devenir ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Hydraulique en 2001. Après une longue carrière politique, Sall a été élu président du Sénégal en 2012 et a mené une série de réformes visant à relancer l’économie sénégalaise et à attirer les investisseurs internationaux. « Sur un continent où les conflits frontaliers ont freiné le développement des ressources en mer, le président Macky Sall insiste sur un résultat plus productif. Il a travaillé avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, pour obtenir un accord visant à développer conjointement des ressources offshore dans l’intérêt mutuel des deux pays », a déclaré Jude Kearney, ancien sous-secrétaire adjoint aux industries de service et aux finances du département du Commerce des États-Unis sous l’administration Clinton et actuellement président de Kearney Africa Advisors. Cette forme d’accord représente la meilleure pratique pour le développement de ressources transfrontalières et, dans ce cas particulier, est basée sur l’accord historique de Frigg conclu en 1976 entre le Royaume-Uni et la Norvège. Cette affaire a montré que, lorsque les dirigeants travaillent ensemble, des ressources peuvent être développées de manière pacifique au profit des populations des deux pays. « L’accord entre la Mauritanie et le Sénégal a ouvert la voie au développement du champ de la Tortue grâce à l’unification transfrontalière, avec une répartition initiale des coûts, de la production et des revenus 50/50 ainsi qu’un mécanisme pour les futures déterminations d’équité fondées sur la performance sur le terrain. Cela demande du leadership, de la vision et de la prévoyance », a poursuivi Kearney dans la même source.

Moctar FICOU / VivAfrik

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