Pêche : une convention de partenariat et de collaboration signée au Sénégal

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Le Réseau sur les politiques de pêche en Afrique de l’Ouest (REPAO) et la Commission sous régionale des pêches (CSRP) ont signé, mardi 16 juillet 2019 à Dakar, dans les locaux de la CSRP, une Convention de partenariat et de collaboration qui matérialise la volonté partagée des deux organisations de mener des actions, en commun dans le domaine des pêches. Le REPAO et la CSRP ont entamé des relations de partenariat depuis 2005 dans les domaines de la « cohérence des politiques de pêches » et de la « gouvernance des ressources halieutiques ». Ces relations, historiquement fructueuses, ne manqueront pas de s’intensifier dans l’avenir comme le pensent les deux organisations, dans les domaines précités mais aussi dans la conduite de projets et programmes, la résilience dans le secteur halieutique et les changements climatiques, renseigne spcsrp.org.

La fragile économie du lac Malawi victime du climat et de la surpêche

Tout au long de la journée, le manège est incessant. Une à une, des chaloupes de bois s’échouent lentement sur la plage de Senga Bay, sur les rives du lac Malawi, attendues par une foule d’acheteurs à l’affût de poissons. Ces dernières années, les cales des bateaux sont loin de revenir pleines. La troisième plus importante réserve d’eau douce du continent africain subit les effets du changement climatique et de la surpêche, dévastateurs pour l’économie locale.  « On espérait que le bateau serait rempli au moins à moitié, au pire au quart… mais j’ai bien peur qu’on soit encore en-dessous de ça », constate le responsable du port, Alfred Banda, en jetant un œil désabusé au maigre butin qui vient d’arriver. « Avant, on ramenait des bateaux pleins », ajoute-t-il. « Aujourd’hui, il faut se battre pour remplir les cales au quart. » Au croisement du Malawi, de la Tanzanie et du Mozambique, les 29.000 km2 du lac Malawi et son millier d’espèces de poissons répertoriées assurent depuis des lustres l’essentiel du régime alimentaire et des revenus des quelque 450.000 habitants de la région de Senga Bay, relate le site d’information la-croix.com.

Kindia (Guinée) : vendeuses et clientes inquiètes de la hausse du prix du poisson

Le repos biologique est entré en vigueur le 1er juillet 2019. Il sonne le glas de la pêche pendant plusieurs mois et le prix du poisson a augmenté à Kindia. Les consommateurs se plaignent. Madame Béatrice Monemou cliente rencontrée au grand marché de Kindia explique « actuellement le prix du poisson a augmenté ce n’est pas pour rien. C’est parce que là où les vendeuses prennent c’est cher. Quand il y’a la rareté forcément le prix va augmenter, donc on ne peut rien sinon que tu paies ce que tu peux en fonction de tes moyens » dénonce-t-elle. Les vendeuses de leur côté sont inquiètes de cette situation. C’est le cas de Nana Sylla, vendeuse de poisson au grand marché de Kindia « le prix de tous les poissons a augmenté, ils ont augmenté le prix des bolets jusqu’à trois cent et quelques mille. Quand tu prends cher à Conakry tu paies le transport, tu paies le frais de magasin, tu revends ça ici tu n’auras rien comme intérêt.  On ne peut même pas nourrir nos enfants avec ça. C’est pour cela certaines d’entre nous sont déjà rentrées, car à chaque fois on a des dettes à rembourser. Nous sommes inquiètes face à cette situation, puisqu’on n’a pas une autre activité », a-t-elle souligné. Au nom des autres vendeuses de poissons, Nana Sylla a lancé un appel à l’autorité de penser à leur situation afin qu’elles puissent exercer aisément leur activité génératrice de revenu, indique kalenews.org.

Moctar FICOU / VivAfrik 

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