Les femmes et les enfants en première ligne dans la lutte contre la sécheresse

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Le Programme de financement de la gestion des risques de catastrophe en Afrique à Madagascar adoptera une approche inclusive et la prise en compte systématique de la dimension genre tout au long de son cycle. Les activités de profilage de risque et système d’alerte précoce prendront en compte les spécificités de genre et de vulnérabilité respectives des femmes, hommes enfants et personnes âgées. La mise en œuvre du paiement des indemnités en cas de sècheresse se fera également en tenant compte des aspects du genre et garantira le transfert des ressources aux femmes qui sont en général responsables pour la population en situation de dépendance (enfants, personnes âgées, malades, etc.). Des actions pour réduire les inégalités et disparités de genre (participation des femmes dans la mise en œuvre, collecte des données désagrégées par sexe et tranche d’âge, transfert de ressources aux femmes en cas de catastrophe) seront entreprises. Les bénéficiaires directs du Programme de financement de la gestion des risques de catastrophe en Afrique sont le gouvernement de Madagascar, ainsi que les agences gouvernementales impliquées dans la GRC telles que la CPGU, le BNRC et la Direction Générale de la Météorologie. Ces agences bénéficieront d’un renforcement de capacités techniques en modélisation et profilage des risques à travers l’utilisation du logiciel Africa RiskView (ARV). Les bénéficiaires indirects du programme à Madagascar sont les populations les plus vulnérables –en particulier les femmes– du Grand Sud de Madagascar (notamment le Sud-est de l’île et les hauts plateaux qui sont les zones les plus affectées par les événements de sécheresse). Il s’agit donc des régions Atsimo Andrefana, Androy,et Anosy, souligne lagazette-dgi.com.

Mme Zenebou Aw s’investit dans la lutte contre le changement climatique

Dans le premier numéro de cette page dédiée à la Femme, nous sommes allés à la rencontre d’une femme, jusqu’ici méconnue du grand public. Il s’agit de Mme Zenebou Aw qui se bat au quotidien pour l’accès direct du Mali au Fonds Vert pour le climat à travers l’accréditation de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT). Ses motivations, atouts et engagements visant à aider notre pays à faire face aux impacts du changement climatique son mis en exergue. Une spécialisation en gouvernance environnementale m’a permis de comprendre le défi climatique sous plusieurs angles et des formations continues en développement durable et gestion de projet ont été un atout pour moi. Lorsque je suis rentrée au Mali en 2014, j’ai travaillé comme bénévole puis assistante de programmes dans quelques structures et ONG s’occupant des questions environnementales et changement climatique. De file en aiguille, j’ai été promue en 2015 au poste de chargé de mission au Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable pendant près d’1 an. J’ai eu la chance d’avoir de bon chef et j’ai beaucoup appris de l’administration malienne. J’ai été reconduite pour le même poste en 2016 au Ministère de la Décentralisation. Je m’intéressais à tous les dossiers et là également, j’ai beaucoup appris de la décentralisation et je représentais le département à tous les niveaux. Aussi, je m’occupais spécifiquement des dossiers sur l’environnement, le changement climatique, et parfois du genre également, raconte celle qui nourrit l’ambition d’accréditer le Mali pour le Fonds Vert pour le Climat à bamada.net.

Un combat juvénile

En 2016, lorsque j’étais encore au Ministère de la Décentralisation, l’ONG Near East Foundation a approché ledit Ministère pour voir comment faire accéder directement nos structures nationales au Fonds Vert pour le Climat. C’est ainsi que l’ANICT a été proposée et le dossier m’a été confié. Je pense avoir mené à bien le dossier, comme résultat, l’ANICT a été nominée pour être candidate à l’accréditation au Fonds Vert. En commun accord entre le Ministère et l’ONG en question, la décision a été prise de créer le poste de conseiller au changement climatique au sein de l’ANICT et j’ai démontré mon intérêt pour ledit poste. J’ai donc quitté mon poste de chargé de mission pour occuper ce nouveau poste afin de suivre le dossier d’accréditation. J’ai délibérément démissionné parce que j’avais compris depuis le début les enjeux de ce nouveau challenge. Il avait également un intérêt particulier pour moi, du point de vue personnel, car il cadrait avec mes combats et ambitions à contribuer à l’amélioration des conditions de vie de mes concitoyens particulièrement celles des plus vulnérables. Ce combat a débuté dès mon jeune âge à travers le parlement des enfants, des associations, des clubs… L’Agence de l’Environnement et du Développement Durable (AEDD), qui dépend du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable et qui est l’Autorité Nationale Désignée du Fonds Vert au Mali est la structure qui donne des lettres de nomination pour que les structures puissent se porter candidates à l’accréditation. Nous avons obtenu ladite lettre qui a été par la suite déposée au secrétariat du Fonds en Corée du sud et approuvée. Ce qui consacre la fin de la phase administrative. La phase de préparation du dossier d’accréditation a ensuite débuté avec une évaluation institutionnelle passant en revue toutes les procédures de l’ANICT. Un bilan de ses forces et faiblesses a été dressé et une feuille de route pour la prise en charge des insuffisances a été élaborée, a-t-elle ajouté dans les colonnes de bamada.net.

Moctar FICOU / VivAfrik                                                 

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