Les mangroves malgaches menacées de disparition, WWF alerte

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Dans une étude cartographique publiée jeudi 25 juillet 2019, la première organisation mondiale de protection de l’environnement, WWF alerte que 58 000 hectares de mangrove ont disparu en 20 ans à Madagascar. Des chiffres qui témoignent à suffisance que les mangroves sont en danger dans la Grande île.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement sont aussi leaders et auteurs de la plus grosse étude jamais parue sur les mangroves. Seul point positif : les zones d’aires protégées par les communautés locales se portent mieux que les autres.

L’étude qui s’est basée sur les analyses cartographiques et les photographies aériennes, montre la disparition progressive de cet écosystème de 1995 à 2018. Le constat est sans appel, les mangroves sont en déclin partout dans le pays. Plusieurs facteurs sont indexés du doigt parmi lesquels il y a le  changement climatique, l’aquaculture, la construction… Autant de Ces forêts de palétuviers, à l’interface de la terre et de la mer, sont bien souvent transformées en champ de canne ou rizière ; le bois des arbres utilisé pour faire du charbon.

Les mangroves constituent aussi un habitat pour les oiseaux endémiques, les geckos et les lémuriens. Ce constat est d’autant plus effrayant que la Grande île abrite 2% des mangroves mondiales et 20% des mangroves africaines.

Mais souligne le WWF, la plupart des zones où les forêts de mangroves sont gérées par des communautés locales se portent mieux dans l’ensemble du pays. C’est ainsi que plus de 2 millions d‘arbres de mangrove ont été́ plantés entre 2007 à 2017 et 50 000 ha ont pu être protégés.

Un peu moins de 20% des mangroves sont aujourd’hui protégées, et si toutes les zones accusent une perte, celles observées dans les aires de conservation sont trois fois moins importantes que dans le reste du pays.

Par cette étude, le WWF espère susciter un engagement plus fort concernant la conservation, avec des politiques et des législations plus adéquates.

Moctar FICOU / VivAfrik               

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